Le film s'ouvre sur une partie de Mah-jong entre quatre Chinois de la Villa bleue, bordel raffiné sur l'ile d'Hydra, que dirige Sarah-la-blonde. Sur cette même île, un scénariste enregistre et dicte à son magnétophone une histoire qui va être étrangement ressemblante au déroulement du film : des liens obscurs unissent cet homme à une jonque chinoise qui revient régulièrement hanter l'île dont le capitaine est un fantôme, et le meurtrier supposé de la fille du narrateur-scénariste Nord ; à moins que ce ne soit le père lui-même. Cette fille, Santa, est prisonnière du bordel, initiée par Sarah au strip-tease sophistiqué et à l'opéra de Wagner. Nord et le revenant se "rencontrent", Sarah manipule Nord, qui finit par ne plus discerner son histoire de celle qu'il enregistre et crée devant son appareil. Il est pris au piège de ses personnages et de l'intrigue qu'ils ont tissée ou qu'il a lui-même tissée, qui l'a rendu fou (à l'exemple du bruit des dominos brassés du mah-jong). L'anecdote finale veut qu'il meure de la même manière que sa fille, mort vécue ou inventée pour les besoins du scénario.