Parce que l'armée française refuse de lui laisser voir son père mourant, Slimane, menacé d'être envoyé en Indochine, décide de déserter. Mais, malgré le cheval prêté par Brahim, Slimane arrive trop tard pour recueillir le dernier soupir du vieil homme. Recherché par les autorités militaires, Slimane est sur le point de se réfugier chez son oncle, El Mouhoub, lorsqu'il est rattrapé et livré par le « caïd », représentant nommé par les Français. En prison, Slimane fait la connaissance du vieux Moh, soupçonné de diverses activités terroristes et d'Ali, accusé - à tort - d'avoir abusé de la femme hystérique du « colon » Marc Medinger. Devenus amis, les trois hommes réussissent à s'enfuir et à se cacher chez El Mouhoub, non sans que Slimane ait assassiné le « caïd » qui l'avait dénoncé. La fureur de l'administrateur de la petite ville trouve une compensation dans l'aide apportée par les fils du « caïd » qui s'offrent à venger l'assassinat de leur père. Ils séquestrent alors la mère de Slimane, se doutant que celui-ci ne manquera pas de venir la délivrer. Non sans raison. Mais Moh et Ali aident Slimane à se débarrasser de ses adversaires. Après ce coup d'éclat, les trois compères prennent le maquis d'où ils sortent pour empêcher le collecteur d'impôts de martyriser la population. Un jour, pourtant, Ali, parti rendre visite à sa famille, se fait prendre. Slimane et Moh s'emploient à s'introduire dans la prison et à délivrer leur compagnon. Effondré, l'administrateur ne peut que constater la supériorité tactique et intellectuelle de ses ennemis insaisissables.