Avant que les paysans, lassés de ses multiples excentricités, ne lui enfoncent un épieu dans le coeur, le comte Dracula a eu le temps de mordre à la nuque une jolie jeune fille qu'il avait enlevée. Ces événements brutaux se déroulent en l'an de grâce 1876. Cent ans plus tard, les ouvriers d'un chantier de construction mettent à la lumière du jour le cercueil de la jeune comtesse Barbara von Weidenborn. L'un d'entre eux vend secrètement sa découverte à un antiquaire. Au milieu de la nuit - coucou, qui voilà - la jeune Barbara se jette sur le malheureux homme et le vampirise, séance tenante. Ayant fini sa croissance, Barbara devient aussitôt une ravissante jeune femme dont le seul problème consiste à se réapprovisionner en sang frais chaque soir. Elle trouve un havre de paix chez le croque-mort (de luxe), Theo Marmorsten ; promue « esthéticienne », elle prépare les cadavres et en profite pour se nourrir sans vergogne. Evidemment lorsque les cadavres manquent, les ennuis commencent : c'est ainsi qu'en plein bal masqué, Barbara est contrainte de tuer la toute jeune femme de son employeur. Un incendie éclate. Abasourdi, Marmorsten croit voir son employée se métamorphoser en chauve-souris pour échapper aux flammes. La police ne demeure pas inactive : malheureusement, l'inspecteur est, dès le premier instant, tombé amoureux de Barbara. Aveuglé, il ne veut remarquer le comportement étrange de la jeune femme : sa terreur devant toute croix, sa répulsion devant une sauce à l'ail. L'adjoint de l'inspecteur, sombre crétin d'habitude, acquiert la conviction que les meurtres qui continuent dans la ville sont l'oeuvre d'un vampire. Un beau soir - tilt ! -, la lumière se fait dans son esprit : il se précipite chez Barbara pour y trouver son chef en bien curieuse posture : enfermé avec Barbara dans le lit-cercueil où elle l'aura entraîné.