Enfant, Féri aimait la balançoire, la vie au milieu des forains. Son frère possédait un stand de tir, vendu au début du film. Son seul souvenir sera un fusil qu'il offre à son fils. On retrouve Féri grand adolescent, vivant avec ses parents dans une petite maison de faubourg. Le père ne se satisfait pas d'une existence médiocre, occupée par le bus qu'il conduit tous les jours, la chasse et une prostituée qu'à l'occasion il partage avec son fils. Son rêve : racheter un stand de tir. De la mère, on sait seulement qu'elle est malade et n'a plus de relations amoureuses avec son mari. Féri à lui aussi la nostalgie des balançoires et du stand de tir. Marginal, c'est avec Jutka, sa petite amie, que l'on découvre peu à peu ses rêves, telle la Californie qu'il imagine "comme au cinéma". Tous ces moments de vie sont présentés sans lien logique. Ce sont des flash-back entrecoupés de séquences qui se passent en prison : scènes d'interrogatoire, d'attente dans la cellule, de reconstitution du meurtre. car Féri a tué son père. Personne ne l'a su. Il a caché le corps sous son lit, dans sa chambre où il fera quelques jours plus tard la fête avec ses amis. Et puis il a fallu l'enterrer. Au cours de la reconstitution de l'enterrement, Féri s'échappe pour retrouver Jutka mais elle le rejette. Il est repris par la police.
Informations techniques
Métrage :
Long
Durée d'origine :
87
Récompenses et nominations
1990 - Prix de la jeunesse - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
Exploitation
Exploitation Paris :
1 salles,
2 semaines,
404 entrées la première semaine,
523 entrées totales