Les étendues accordées aux Sioux par le gouvernement américain sont l'objet de bien des convoitises. L'or y abonde, les chercheurs se bousculent et n'ont qu'une idée ; se débarrasser de ces Indiens, empêcheurs de tourner en rond. Le Capitaine Cummings, à la tête de quelques soldats, éprouve toutes les difficultés du monde à dissuader les pionniers de pénétrer dans la réserve. La guerre aurait pu éclater depuis longtemps si le chef des Sioux n'était autre qu'un homme, sage parmi les sages, dont la réputation quasi-mythique s'étendait sur tout l'Ouest. Un cas pas banal puisqu'il s'agit d'un ancien blanc devenu Sioux sous le nom d'« Un homme nommé Cheval ». Tous les efforts d'une bande de provocateurs multipliant les incidents se heurtent à la sage détermination des deux chefs, jusqu'au jour où l'étrange chef Sioux tombe sous les balles des malfaiteurs. Il meurt dans les bras de son fils, blanc comme lui, nommé Koda. La révolte gronde ; « Gros Ours », impétueux guerrier bouillonne d'impatience mais Koda, qui a juré à son père de poursuivre son oeuvre, parvient à calmer les plus nerveux. Ce que les Sioux ne peuvent pas faire sous peine de rompre le traité, lui, Koda le blanc, aidé par la belle Aile Rouge, jeune indienne d'une autre tribu, va s'y atteler. Détruire les campements, brûler les vivres, effrayer femmes et enfants, le tout sans effusion de sang. Rudes tâches menées pourtant à bien par Aile Rouge et Koda. Bientôt, les valeureux pionniers entassent dans leur chariots ce qui leur reste et s'éloignent vers des contrées plus accueillantes. Par traîtrise, Koda est capturé et enfermé au fort voisin. Il doit subir les tortures du sadique sergent Bridges, ennemi juré de la race indienne. Gros Ours se décide cette fois-ci à revêtir les parures de guerre pour libérer son chef. Mais la persuasion d'Aile Rouge transforme l'agressivité primaire du guerrier en ruse. Sans violence inutile, le camp des Blancs est détruit. Koda rayonne ; les collines noires reviennent aux Sioux. Son regard se dirige vers Aile Rouge.