Au début du siècle, les frères Manakia furent les premiers cinéastes des Balkans. Un réalisateur, de retour en Grèce, recherche les trois premières bobines qu'ils auraient tournées, sans jamais les développer. Il assiste à la projection en plein air d'un de ses propres films, contre lequel se déroule une manifestation. Le réalisateur part sur la trace des Manakia, via l'Albanie, en taxi, puis la Macédoine. Il rencontre une jeune femme dans un musée du cinéma. Il la retrouve dans un train, elle le suit. A la frontière bulgare, le cinéaste revit un épisode de la vie d'une frère Manakia. Arrivé à Bucarest, il revit un épisode de son enfance(semble-t-il). Il quitte la jeune femme et prend un bateau qui remonte le Danube jusqu'à Belgrade. Il y retrouve un ami journaliste. Les bobines, apprend-il, seraient à Sarajevo. Le cinéaste fait halte (c'est soudain une autre époque) chez une femme dont l'amant est au loin, ou mort. Par voie fluviale, il arrive à Sarajevo, aujourd'hui. L'ancien conservateur de la cinémathèque a bien les films. Il réussit à les développer. Juste après lui, sa fille et les siens meurent tués par une patrouille. Le cinéaste voit donc seul les films des Manakia, le "premier regard".