Angleterre, France, Hollande, Allemagne, Washington, Seattle, Laramie, Rowe, Rochester, Boston, ou encore Nanaimo, Chomsky explicite ses analyses du rôle des médias, comme "fabricants de consensus". A la radio, face aux étudiants, à la télévision, débattant avec F. Bolkestein, ex-ministre de la défense hollandaise, ou encore sur grand écran du stade olympique critiquant le sport en tant qu'acteur social de "manipulation des peuples", il est omniprésent. S'appuyant sur les recherches menées conjointement avec E.S. Hernan, professeur à l'université de Pennsylvanie (lui-même est "Institute Professor" au M.I.T.), il explique inlassablement le rôle charnière que jouent les médias dans les prises de décisions gouvernementales au sein des démocraties. Les exemples du génocide perpétré par les Khmers Rouges, abondamment dénoncé par la presse, et du génocide du peuple de Timor, soigneusement tu, mais aussi la propagande en faveur de la guerre du Golfe et la mise en scène du pouvoir politique sont démontés. Les bandes d'actualité, les discours tonitruants, les militaires conquérants et les reprises complaisantes des mêmes reportages dans le monde entier sont convoqués à l'écran et tissent le film. En contrepoint, la famille de Noam Chomsky, ses parents, le kiosque de son oncle bossu, son enfance, sa carrière de (grand) linguiste et son inlassable activité d'intellectuel-militant dressent par petites touches son portrait.
Informations techniques
Métrage :
Long
Durée d'origine :
167
Exploitation
Exploitation Paris :
1 salles,
5 semaines,
1 128 entrées la première semaine,
4 879 entrées totales