Huit personnes qui ne se connaissent pas ont reçu une invitation d'un certain Owen à passer le week-end dans un château situé sur un pic rocheux auquel on ne peut accéder qu'à l'aide d'un téléphérique privé. Se retrouvent donc, outre un domestique et sa femme engagés par voie d'annonce et qui ne savent rien de leur employeur, une belle actrice, une secrétaire, un ingénieur, un juge, un détective, un médecin, un ancien général et un chanteur de charme. Tout est étrange dans cette sinistre demeure où le maître ne paraît pas ; tout, et surtout la présence dans chaque chambre de couplets encadrés racontant l'histoire de 10 petits Indiens mystérieusement assassinés les uns après les autres. Au cours du premier repas, la voix d'Owen enregistrée sur bande magnétique accuse chacun des convives (y compris les domestiques) d'un crime impuni. Le chanteur meurt empoisonné. La femme du domestique, terrifiée, veut fuir mais trouve la mort dans la chute de la cabine du téléphérique. Aucune issue n'existe donc plus pour les huit prisonniers qui, les uns après les autres, comme les petits Indiens, sont assassinés : le général, le domestique, l'actrice, le juge, etc. Seuls demeurent en vie l'ingénieur et la secrétaire que lie une tendre idylle. L'un ou l'autre est donc l'assassin ? Non. Ils découvrent même le véritable coupable : le juge. Celui-ci, sorte de maniaque sadique, avait imaginé cette monstrueuse machination et, pour donner le change, avait persuadé sous hypnose le docteur de monter le simulacre de sa propre mort. Mais l'amour a été le plus fort, et le juge s'empoisonne lui-même.