Au XVIIIe siècle, au Japon. La représentation d'une pièce de théâtre populaire est le lieu de nombreuses excentricités et cascades. L'un des acrobates, pour ne pas nuire à la représentation, se laisse estropier sans un cri. Désormais sans engagement, il est pris comme assistant décorateur des pièces de Kabuki. La fréquentation de ces acteurs, les observations qu'il porte sur leurs caractères et le coup de pinceau dont il a le don, l'amènent à révolutionner petit à petit l'art du portrait. Mais tout se fait dans la clandestinité ; comment un ancien acrobate pourrait prétendre rivaliser avec le portraitiste officiel des grands de la ville impériale ? Comment se pourrait-il qu'un ouvrier tel que lui puisse se préoccuper de l'amour d'une Geisha, cette esclave de grand luxe ? Ce que remettent en cause les portraits de Sharaku est trop important pour ne pas punir ces fauteurs de trouble de la représentation. L'éditeur est puni, Sharaku se cache puis tente de s'enfuir en emmenant son amour avec lui. Il est rattrapé et bastonné à mort dans un fossé.