Il ne fait pas bon être révolutionnaire dans le Portugal salazariste. Celui qui se fait appeler André doit pour cela fuir son pays. Il est jeune et le passeur à qui incombe la tâche de l'accompagner jusque par delà la frontière espagnole se méfie au premier abord. Saura-t-il endurer la difficile marche de nuit nécessaire à la réussite de son plan ? Les deux hommes se jaugent. Au cours du passage d'un village, ils se séparent pour échapper au contrôle de la police politique. André n'a pas confiance en son passeur et se retrouve seul dans la campagne. Lorsqu'ils se rejoignent, une mise au point est nécessaire. Le tarif sera doublé, au vu des risques. Car des risques, il y en a : des patrouilles surveillent intensément la frontière. Il faut alors aux deux hommes attendre le moment propice pour passer. Ainsi durant ces quelques jours devront-ils apprendre à vivre ensemble dans le village du passeur. Et le citadin d'observer avec étrangeté la vie de ces frontaliers, un peu contrebandiers, qui vivent en communauté restreinte. C'est leur rapport aux femmes qui semble le plus étonner André. Pleins de tendresse et de désinvolture à leurs égards, rustres à l'occasion, ils ont en même temps pour elles une sorte de respect et savent repérer l'attirance qui peut naître entre deux êtres. D'ailleurs, André est vu plutôt d'un bon oeil par la « maîtresse » de maison ; mais comme il ne se décide pas à passer la nuit avec elle, c'est son passeur qui lui prendra sa place. Le lendemain, la frontière est passée presque par enchantement. Au moment de se séparer, les deux hommes brièvement s'avouent leur estime mutuelle, avant de reprendre leurs directions respectives.
Informations techniques
Métrage :
Long
Durée d'origine :
100
Exploitation
Exploitation Paris :
1 salles,
2 semaines,
379 entrées la première semaine,
486 entrées totales