Les ouvriers des chantiers navals de Copenhague se mettent en grève. Motif : refus de construire quatre sous-marins nucléaires commandés par la France. Le gouvernement danois prétend être étranger à l'affaire. Le directeur des chantiers argue d'un carnet de commande vide et proteste : seules les coques seront fabriquées au Danemark. Réunis à quelques rues de là, les ministres européens de la Défense discutent de la puissance militaire des pays du Marché commun. Le comité de grève conteste la course aux armements, nucléaires en particulier. Des terroristes, qui se veulent non-violents, enlèvent un ministre danois. Leurs exigences : arrêt de la Conférence, cessation des pourparlers sur les sous-marins, renoncement au nucléaire, référendum sur le retrait du Danemark du Marché commun. La grève s'étend, recevant témoignages de sympathie et de solidarité. Une chasse à l'homme commence. Dans une capitale en état de siège, la manifestation ouvrière est violemment réprimée. Pour le gouvernement, les patrons, et même la centrale syndicale, un seul objectif : rétablir l'ordre. Un seul et même adversaire aussi : l'opposition sauvage (« illégale ») à la politique en place. La pression policière s'accentue. Le patronat fait un chantage au chômage. La centrale ne pense qu'à l'emploi. La cache des kidnappeurs est découverte. A la nuit, la police charge, frappe et tire. Retransmis à la télévision, l'événement inquiète. Les dirigeants rassurent. Les questions, les angoisses demeurent.
Genre :
Documentaire
Informations techniques
Métrage :
Long
Durée d'origine :
109
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Lieux de
consultation du film et conditions d'accès
:
La Cinémathèque française (Bibliothèque) -
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