Warming by the devil's fire
Film
The Devil's fire
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Date de sortie en France :
- 28/04/2004
Société(s) de production :
Description
Résumé
. Mais la forme du récit d'initiation choisie par C. Burnett a ses limites. Le public adulte aura tôt fait de trouver le procédé vraiment trop naïf, tandis que les enfants risquent de ne pas saisir toutes les références glissées par le réalisateur. Certes, les images du passé sont poignantes, rares, voire piquantes quand il s'agit d'entendre Lucille Bogan, dont les paroles "feraient rougir le marquis de Sade". Mais alors qu'on aimerait s'attarder sur tel chanteur comme Son House - pour qui, "il n'y a qu'un seul type de blues : celui de l'amour déçu" -, les extraits s'enchaînent dans un effet de saupoudrage. On n'est pas vraiment touché par l'histoire du jeune garçon, et au lieu d'être saisi par les archives, on s'ennuie. Il y a pourtant de jolis moments dans cette "échappée blues" comme lorsque l'enfant et Buddy dorment tête bêche et que le gamin se retrouve nez à nez avec les grands pieds de Buddy battant le rythme alors que celui-ci est profondément endormi. Et Burnett a eu l'élégance de rendre aux femmes leur juste place dans l'histoire du blues. La fascination de Buddy pour la gente féminine, donne l'occasion de savourer la gouaille des pionnières telles Mamie Smith, première femme à avoir enregistré un disque de blues, ou la fabuleuse Bessie Smith. Grâce à elles, une atmosphère particulière se dégage du film, quelque chose du secret et de la douceur des complaintes du blues.
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 89
Couleur/NB : Couleur