Racines

Film

Richard Copans

Année de production :  2002

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2003

Date de sortie en France :

  • 16/04/2003

Description

Résumé

Les documentaires continuent à déferler sur les écrans français pour notre plus grand bénéfice. Ils se suivent, mais ne se ressemblent pas. Autant le dire tout de suite, Racines de Richard Copans est tout à fait passionnant et émouvant. Car Copans n'est pas un cinéaste amateur muni d'une petite Webcam : il est diplômé de l'IDHEC, a été directeur de la photographie pour un grand nombre de réalisateurs remarquables (de Danielle Dubroux ou Luc Moullet à Claire Simon en passant par Robert Krame), mais a aussi signé de nombreux courts-métrages ou documentaires et a produit plusieurs longs-métrages. Qui est Richard Copans ? Pour la plupart des spectateurs, il est avant tout le fils de "Sim Copans", nom familier à tous les auditeurs d'un certain âge, à qui il a fait découvrir le jazz, le blues et le gospel - qui a pu oublier son léger accent ?Il était né à Stamford (Connecticut) dans une famille juive originaire de Lituanie. Venu faire ses études en France, il y avait rencontré la mère du réalisateur. Ils quitteront la France en 1940, pour n'y revenir que lors du débarquement de Normandie. Par la suite, le père du réalisateur n'a jamais plus voulu retourner vivre aux �0tats-Unis par crainte du maccarthysme (les parents de R. Copans étaient tous deux communistes). Son père ne lui a rien (ou presque) transmis de sa judeïté. La recherche de ses "racines" l'emmène en Lituanie, où il rencontre le génocide et la langue victime du génocide : le yiddish (langue qui n'était déjà plus, volontairement, utilisée par ses grands-parents). Il rencontre une vieille dame qui garde une très ancienne synagogue, un vieux monsieur qui parle encore yiddish et une étonnante personnalité, un peu mégalomane : David Katz, professeur de yiddish et qui veut le faire revivre (et défendre toutes les langues sans territoire). Puis, aux �0tats-Unis, ses pas le mènent dans ceux de Georges Pérec : à Ellis Island, lieu de passage obligé de tous les immigrés. Il rencontre une généalogiste afro-américaine. Il trouve le cimetière de ses grands-parents, trois vieilles cousines et un cousin. Richard Copans aime cette liberté que lui offre le documentaire, qui lui permet de s'affranchir du récit, des ressorts dramaturgiques, du corps des acteurs. Il n'a pas intitulé son film "mes" racines et réussit à éviter le nombrilisme introspectif. Son approche rappellerai plutôt ce vieux slogan aujourd'hui bien oublié : "première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés" !

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 98

Couleur/NB : Couleur

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