Viva Zapatero !
Film
Viva Zapatero !
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Date de sortie en France :
- 21/12/2005
Société(s) de production :
Description
Résumé
, Guzzanti reprend cette parole censurée, et règle ses comptes avec Silvio Berlusconi, qui a peu à peu imposé un contrôle sur la totalité des médias italiens. La démarche documentaire de Guzzanti évoquera inévitablement celle de Michael Moore. Comme celle de l'Américain, elle est, en effet, parfois partiale, souvent ironique, toujours très militante et efficace. Le montage fait alterner des sketches avec des interviews de dirigeants, de journalistes concernés par les problèmes de censure, ou de satiristes étrangers (Karl Zéro ou Bruno Gaccio pour la France)... Et ce mélange donne à l'ensemble un ton assez vif. Ce qui n'empêche pas le film d'avoir de réelles vertus pédagogiques. Car Viva Zapatero !
nous permet de mieux mesurer ce qu'est l'actuelle situation de l'Italie, sur laquelle, malgré la proximité géographique, nous sommes finalement assez peu informés. Guzzanti explique d'abord les raisons et les moyens qui ont installé cette forme de censure "néo-fasciste" en Italie. Elle reconstitue ainsi l'enchaînement de petites entraves à la liberté et de petites lâchetés, qui ont conduit à faire taire toute contestation et museler une presse qui a pris le réflexe de s'autocensurer. Ensuite, elle expose les conséquences de cet état de fait, pour elle et pour les autres. Ce qui l'amène à s'interroger sur ce qu'est encore une démocratie lorsque l'information et la satire n'y sont plus tolérés. Et le constat est alors assez frappant ! La technique d'interview de Guzzanti est simple : elle laisse les gens s'exprimer, reposant inlassablement les mêmes questions à ceux qui tentent de noyer le poisson. Elle remercie pour leur point de vue intéressant ceux qui restent murés, et laisse tranquillement couler ceux qui s'embourbent tout seuls. Guzzanti dénonce par la dérision, et, ce faisant, n'incite pas le spectateur à réfléchir, mais plus à se moquer. La musique, fellinienne, clownesque, de même que certains effets de montage, encouragent d'emblée à ne pas tenir compte des propos de certains intervenants. De plus, ses homologues étrangers, pris comme contre-exemples, sont un peu malhonnêtement présentés comme jouissant d'une liberté totale. Tout, en somme, est systématiquement mis au service de ce qui est, avant tout, un réquisitoire et une démonstration, beaucoup plus qu'une enquête. Mais même si ce côté démagogique peut agacer, tout cela est finalement de bonne guerre. Car il y a bien une guerre à mener...
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 80
Couleur/NB : Couleur