Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 06/10/2004

Description

Résumé

Dans le cadre de la Semaine du cinéma polonais, "Documentaires sur Grand Ecran" proposa neuf "regards sur la Pologne d'aujourd'hui". Le premier des trois programmes ne put que plonger le spectateur dans l'expectative. Quatre films, présentés comme documentaires, dont un seul (La Fête
) peut - à la rigueur - prétendre à cette appellation : appellation que l'on sait, depuis les polémiques sur �`tre et avoir
ou Fahrenheit 9/11
, de moins en moins contrôlée. Programme plus incohérent que composite, donc : notre "cote" globale propose une moyenne d'ensemble, qui, comme nombre de moyennes, dissout dans un même ensemble nullité (Vilains garçons
) et petit bijou (Pancia
). Seul dénominateur commun, hélas, les pénibles fautes de français et d'orthographe des sous-titres. Six courts essais de fin d'études de l'Ecole Supérieure de Réalisation Cinématographique d'Andrzej Wajda à Varsovie ouvrent la séance. Ils n'ont rien de vraiment "documentaire", mais proposent d'intéressantes variations sur le thème du Silence. Le plus fort, peut-être : l'angoisse d'une jeune mère qui constate que le bébé qu'elle vient de mettre au monde ne crie ni ne pleure. Le plus convenu (le noir et blanc n'y change rien) : le silence égaré de Polanski, lors d'une conférence où plastronne l'un de nos ex-ministres de la culture. La Fête
, vrai-faux documentaire très scénarisé, relate la préparation de l'anniversaire d'une directrice d'institution pour handicapés mentaux par ses pensionnaires, sous l'égide de son adjointe, aussi maladroite, autoritaire que bienveillante. M. Koszalka fut-il imprégné par le cinéma soviétique des années 70 ? Ces 29 minutes semblent sorties d'un film de Goubenko (ce qui n'est pas un reproche), mais elles paraissent bien longuettes, tout étant dit et montré dans le premier quart d'heure. Les programmateurs ont gardé le pire pour la fin. A l'évidence, G. Pacek se prend pour L. Clark. Le contenu de Vilains garçons
(pourquoi ce titre d'ailleurs, puisqu'il y a une "cheftaine de bande" dans le lot) est en apparence très "clarkien". Mais M. Pacek est loin d'avoir le sens de l'image de son modèle : alors on est vite écoeuré d'être le voyeur des violences, provocations, exhibitions salaces (à l'évidence totalement bidonnées) de parfois très jeunes gamins. Immonde. Auparavant, on a savouré un film plus ancien, Pancia
(1996), fiction réalisée sous la tutelle de Kieslowski par I. Siekierzynska. Un thème tout simple : une adolescente, qui n'arrive à communiquer qu'avec son chien et qui ne s'aime pas, est fascinée par un prêtre, tombe amoureuse de lui, et tente, sans jamais y parvenir, de lui parler. 15' de finesse, de bonheur, formellement très maîtrisées, dont on ne comprend pas la présence ici, et qu'on espère pouvoir retrouver dans un programme moins bancal.

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 81

Couleur/NB : Couleur