By the Ways, a Journey with William Eggleston

Film

Vincent Gérard , Cédric Laty

Année de production :  2005

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2007

Date de sortie en France :

  • 07/02/2007

Description

Résumé

Vincent Gérard et Cédric Laty, coréalisateurs de By the Ways
, sortent des sentiers battus du cinéma de fiction ou du documentaire. Ils se sont rencontrés aux Beaux-Arts de Cergy, ce qui explique peut-être la nature de leur film. En effet, leur documentaire sur le célèbre photographe américain William Eggleston ressemble et ne ressemble pas à un documentaire traditionnel. On y ressent, au long des douze chapitres qui tracent ce portrait éclaté, une impression de fiction, comme si les personnages réels convoqués étaient des personnages tout courts, et principalement son sujet central, l'homme photographe. ì quoi tient cette prégnante sensation de fiction ? Au sujet lui-même : un être énigmatique, peu disert sur sa vie, encore moins sur son travail, qui se situe à la frontière entre réel et fantastique. L'autre facteur de fiction tient à la forme même du film, à savoir sa division en chapitres, séparant les différents épisodes d'un scénario se développant en cercles concentriques autour de son point focal. Le film tente de cerner la personnalité hors norme de l'homme et la figure de l'artiste, tout en les laissant délibérément échapper. Pour cela, Gérard & Laty recourent à un travail esthétique appuyé, sorte de passerelles avec l'oeuvre d'Eggleston. La qualité de l'image, à la différence de celle des documentaires classiques, en général peu soignée car tributaire des conditions de tournage, est ici prise en compte comme un élément fondamental du portrait. Le souci de fondre les photos dans la matière du film y est évident. Mais, dans ce même élan qui pousse les réalisateurs à faire corps avec leur sujet, s'opère un mouvement inverse, de retrait. Les interventions des proches, nourrissant le portrait de leurs souvenirs personnels, sont captées dans des plans hitchcockiens, toujours légèrement décentrés, jamais cadrés de face et à même hauteur : profils en gros plans, légères plongées ou contre-plongées, fragmentation des corps... Ainsi, même ces séquences échappent à la neutralité, à l'enregistrement brut qui est généralement de mise dans les documentaires. Au bout du compte, chaque chapitre apparaît alors comme une fenêtre aussi vite ouverte que refermée sur le photographe, envisagé dans un contexte à chaque fois différent : dans sa maison familiale, en promenade ou en voiture, en interview... Des �0tats-Unis à l'Italie, la caméra vivante suit William Eggleston à distance respectueuse, avec une perpétuelle curiosité, sans jamais se faire inquisitrice. Et c'est tout le mérite des cinéastes : ne pas chercher à lever le voile ni à imposer leur vision ou leur interprétation, juste proposer une enquête aux airs de voyage qui, tout en le guidant, laisse à l'imaginaire la possibilité de vagabonder. Au terme du film, l'énigme de cet homme obscur et de son oeuvre éblouissante, n'est pas résolue. Tant mieux...

Générique

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 87

Couleur/NB : Couleur

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