Nous resterons sur terre

Film

Pierre Barougier , Olivier Bourgeois

Année de production :  2008

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2009

Date de sortie en France :

  • 08/04/2009

Description

Résumé

P. Barougier et O. Bourgeois, les coréalisateurs, ont débuté ce documentaire en 2004. Au moment où il arrive enfin sur les écrans, cinq années ont passé durant lesquelles les spectateurs ont été mitraillés d'images sur les crises liées au réchauffement climatique, aux scandales agroalimentaires, etc. Nous resterons sur Terre (2007) relève du film témoin - comme Un jour sur Terre, il s'appuie sur des images exceptionnelles de la planète - et emprunte beaucoup à un cinéma plus polémique. Copiant presque les plans de We Feed the World, le film accumule les images de poulets élevés en batterie, les abattages de cochons à la chaîne, les serres de Malaga... La force de frappe des images est encore rehaussée par la musique, et complétée par les témoignages de quatre illustres personnalités qui ont oeuvré en faveur de mesures écologiques : James Lovelock, scientifique anglais à l'origine de "l'hypothèse Gaia", Edgar Morin, sociologue français préoccupé par les questions écologiques, Mikhaïl Gorbatchev qui, depuis 1993, dirige la Green Cross International en faveur du développement durable, et enfin Wangari Maathai, auteur de Celle qui plante les arbres, qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 2004 pour son action de reboisement au Kenya. A priori, l'ensemble est séduisant ; mais dans les faits, tout cela est plutôt décevant. Les intervenants se bornent à relayer un avis général et vague sur la nécessité de faire attention à notre planète, un discours qui, sans mauvais jeu de mots, sent un peu le réchauffé. Le thème le plus intéressant du film - la disparition du lien entre l'homme moderne et la terre - ne s'élabore qu'à la fin, et encore de manière plutôt sommaire. De fait, le récit oscille en permanence entre la volonté de montrer les belles images de la Terre et celle de mettre en garde le spectateur, en lui montrant des tomates qui voyagent dans toute l'Europe. On en viendrait presque à les envier ! Au niveau du récit, il faut admettre la virtuosité (un peu démonstrative) du montage. Certaines séquences sont magnifiques. Citons dans l'ordre : le début du film, qui consiste en de longs plans aériens de paysages presque surnaturels ; la séquence consacrée aux transports des aliments, où un train de fret américain traverse l'écran durant de longues minutes, met très bien en évidence le gigantisme des moyens mis en oeuvre dans l'industrie agroalimentaire ; enfin, le plus beau moment, qui, a priori, n'a pas grand-chose à voir avec le propos du film, montre un couple de baleines qui dansent ensemble et créent un rythme poétique, nous donnant la sensation d'assister à un spectacle naturel, rare et beau. Cependant, ces quelques séquences, visuellement fortes, ne suffisent pas à faire oublier les propos vains des intervenants. Reste que, si le documentaire de Bourgeois et Barougier, dans son ensemble, manque d'originalité, s'il se contente, le plus souvent, de faire écho aux reportages télévisuels, il fait preuve, malgré tout, d'une indubitable élégance.

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 87

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