Plot for peace
Film
Plot for peace
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Date de sortie en France :
- 20/11/2013
Description
Résumé
Voici incontestablement un documentaire digne des meilleurs John Le Carré. Construit comme un thriller, dense et documenté, il restitue avec clarté les contours d'un monde, pas si lointain et pourtant déjà presqu'oublié, dans lequel tout conflit armé était prétexte à l'affrontement des deux grandes puissances - militaires et idéologiques - du monde d'hier : l'URSS et les �0tats-Unis. L'Afrique Australe - Mozambique, Congo-Brazzaville, Afrique du Sud et Angola - était, dans les années 1980, en proie à des guerres locales d'une rare intensité, aux issues improbables. Pourtant, bien avant que le mur de Berlin ne s'effondre, ces �0tats vont, à leur manière et à la suite d'âpres négociations, sortir debout de la guerre froide. Quatorze mois après un accord de paix régional, Mandela quittera sa cellule en homme libre avant de devenir le premier Président sud-africain élu au suffrage universel. La reconstitution minutieuse du long périple vers la rédemption de l'Afrique du Sud est portée par le témoignage essentiel d'un homme qui apparaît comme un élément pivot dans les négociations entre tous. Jean-Yves Ollivier, alias Monsieur Jacques, négociant français en matières premières, est un personnage tout droit sorti de Tintin. Rondouillard et fantasque, richissime et malin, portant lunettes d'écaille et bretelles chamarrées, il raconte par le menu comment, fin connaisseur des réalités géostratégiques, des marchés et des responsables en place, il entend jouer sa carte. Il évoque la stupeur qui s'empara de lui, lorsqu'au milieu des années 1980, débarquant pour affaires en Afrique du Sud, il trouva un pays mis au ban des Nations, sous embargo pour fait d'apartheid, peuplé de townships misérables et explosifs, de Blancs inconscients et arrogants. L'assaut final semblait inéluctable. Monsieur Jacques, pied-noir d'origine, avait dû, adolescent, quitter son Algérie natale. Cette fois, pensait-il, - dans une volonté de réparation ? - en travaillant avec des hommes de bonne volonté, les Blancs n'auraient pas à choisir entre la valise et le cercueil. Utilisant sa fortune personnelle et son entregent, il mène des négociations secrètes et parvient à établir un vaste échange multinational de prisonniers de guerre angolais, pays plongé à cette époque dans une guerre fratricide à visée marxiste dans laquelle sont engagés des soldats sud-africains face à des soldats cubains. En décembre 1988, les uns et les autres commencent leur retrait. Pour certains, comme Thabo Mbeki, ancien Président de l'Afrique du Sud, ce Monsieur Jacques ne fut guère qu'un espion français, quand pour d'autres, telle Winnie Mandela, il fut aussi visionnaire qu'habile négociateur. Ce qui est certain, c'est qu'il reste, à ce jour, le seul homme décoré tout à la fois par le président pro-apartheid PW Botha et par Nelson Mandela. Et c'est sur le beau visage, ému et digne, de ce dernier que se clôt ce passionnant «Complot pour la paix». Résonnent encore les phrases dites alors : «Le temps est venu de panser nos blessures, de réduire les abîmes qui nous séparent et de bâtir une société dans laquelle tous, Blancs ou Noirs, pourront marcher la tête haute, sans crainte, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine.»
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 84
Couleur/NB : Couleur