Navajo Songline

Film

Bruno Vienne , Lorenza Garcia

Année de production :  2018

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2019

Date de sortie en France :

  • 17/07/2019

Société(s) de production :

Description

Résumé

On regrette sincèrement d'avoir à le dire mais Navajo Songline - 20 ans chez les Diné (qui, nous explique-t-on, signifie le peuple en langue Navajo) est un film documentaire qui relève absolument de l'air du temps, air vicié s'il en est. C'est qu'entre autres bizarreries, il s'ouvre sur une question posée par la réalisatrice Lorenza Garcia à Pierre Rabhi, agrilosophe bien connu des réseaux sociaux dont les termes, absurdes, sont les suivants : "En quoi l'existence, et je dirai même la survivance, du peuple Navajo, est-elle importante pour l'humanité ?". Voici vingt ans, Lorenza Garcia, qui se présente comme musicienne et plasticienne, s'est toquée des Indiens Navajo et n'a cessé, depuis, de partager son existence entre Paris, où elle vit, et le sud-ouest des �0tats-Unis, sur ce territoire des Indiens Navajo, les seuls Amérindiens à vivre aujourd'hui sur leur territoire d'origine situé à l'intersection de trois �0tats : l'Arizona, l'Utah et le Nouveau-Mexique. Persuadée "qu'ils avaient des choses à lui dire" et venu pour elle le temps de partager le message qu'ils ont bien voulu lui confier, message qui prend maintenant la forme de ce documentaire où, déguisée en Indienne de guinguette - comme peut un touriste français s'encanailler en s'achetant une djellaba dans les souks du Maroc -, elle interroge nombre d'artistes, poètes, chanteurs, historiens et arpente ce territoire comme on le ferait d'un parc à thèmes, mais un parc à thèmes d'un genre nouveau, à même de faire le délice des bobos parisiens. Ou ici, les thèmes sont tous faits, dérivés ou métastasés de termes d'aujourd'hui comme résilience, empathie, bienveillance et tutti frutti, de bon sens écolo et environnemental, de cette sagesse immémoriale des peuples premiers qui n'a plus pour issue que finir en mots d'ordre sur Facebook, de ce patrimoine précieux que sont les traditions ancestrales et de considérations new age, ce véritable bondage de l'esprit. Sans compter que ces Indiens ne sont pas dupes d'en avoir fait, légitimement sans aucun doute, un business. Si Navajo Songline documente leur vie, leur culture et leur situation, il le fait au rabais, à la petite semaine, sans talent et sans esprit (tout en ayant ce mot-là en étendard) se contente du tout-venant, là où Wikipédia pourrait nous en apprendre à peu près autant. Pour préciser, il s'agit de l'un de ces documentaires en voice-over produits au kilomètre qu'Arte se fera probablement un plaisir de diffuser. Aucune écriture documentaire n'est à chercher ici, aucun effort n'a été entrepris pour penser l'écriture du film, l'adapter à une quelconque représentation du monde, qui permettrait d'entrevoir celle de ces Indiens. De telle sorte qu'il en résulte une sorte de contradiction structurelle. Témoigner de la singularité absolue - mais sans doute révolue - d'un peuple dont nous voici enjoints à retenir les leçons au moyen d'un langage dont l'ordinaire, la banalité - soit la vulgarité - annihile les ambitions premières, fondatrices.

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 84

Couleur/NB : Couleur

Exploitation

Exploitation Paris : 1 salles, 64 entrées la première semaine

Exploitation France : 1 salles, 64 entrées la première semaine

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