Un homme raconte un conte sanglant à un inconnu dans le métro berlinois. Un mois plus tôt, ce même homme, Hector, un migrant libanais, se rend chez une enseignante pour apprendre l’allemand. Elle lui explique sa méthode, la pédagogie actionnelle : le migrant doit faire lui-même l’expérience de tout ce qu’il apprend pour mieux le mémoriser. Pour la première leçon, elle lui propose de tuer quelqu’un pour venger la mort de son chien écrasé par une voiture. Ils se rendent au parc, où un jogger est ensuite retrouvé mort. Lors de la deuxième leçon, l’enseignante drogue Hector pour lui apprendre la douleur. Il est hospitalisé. Quand il rentre chez lui, la police surveille son domicile. Il se réfugie chez l’enseignante, qui l’installe dans sa cave, où elle le nourrit de viande crue et lui fait apprendre 500 noms d’animaux en lui demandant de s’imaginer dans la peau de chacun d’eux. Un jour, Hector embrasse l’enseignante et la mord jusqu’au sang. En colère, elle lui dit qu’il est libre de partir. Il sort, mais après avoir été agressé dans la rue, il revient à la cave. L’enseignante l’emmène alors sur le lieu où le jogger a été trouvé, afin qu’il éprouve la culpabilité, et le félicite d’être un si bon élève. Retour au métro : après avoir raconté son conte à l’inconnu, Hector le suit, le tue et le mange. Enfin, l’enseignante l’emmène faire une promenade en barque et lui fait boire du champagne empoisonné pour lui apprendre un dernier mot : la mort.