Vitis prohibita

Film

Stephan Balay

Année de production :  2018

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2019

Date de sortie en France :

  • 06/11/2019

Société(s) de production :

Description

Résumé

Dédié au père du réalisateur, "grand amateur de Clinton", Vitis prohibita se présente comme une ode aux "cépages résistants", importés des �0tats-Unis au XIXe siècle avant d'être accusés de tous les maux. Le documentaire s'ouvre sur un historique de la viticulture en France, retraçant les principales étapes qui l'ont marquée : en 1854, la crise de l'oïdium pousse les viticulteurs à importer des cépages américains, plus résistants - mais avec eux arrive le phylloxéra, puceron qui fait des ravages dans les vignobles locaux. Si le mal provient des �0tats-Unis, c'est également de là que vient le remède : on a recours à ces cépages résistants pour créer des hybrides et l'on s'en sert également comme porte-greffes. Ces procédés fonctionnent si bien qu'au début du XXe siècle, la France se trouve en surproduction, et que pour l'endiguer, une loi est votée le 24 décembre 1934, interdisant la plantation et la commercialisation de certains de ces hybrides d'origine américaine. Ils sont au nombre de six : le Noah, le Clinton, l'Isabelle, l'Herbemont, l'Othello et le Jacquez. Cette condamnation sans appel repose sur la mauvaise réputation dont ils souffrent, et que le film de Stephan Balay s'attache à remettre en question : on leur reproche notamment leur goût "foxé" (terme que l'on a interprété en France comme évoquant l'urine de renard, alors qu'il venait en fait de l'expression "foxy vine", qui ne faisait que décrire la vigne sauvage, courant au ras du sol tel le renard) et leur teneur élevée en méthanol, qui rendrait fous les consommateurs. Mensonges et exagérations, clament les spécialistes interrogés. De vignoble en vignoble, le cinéaste va à la rencontre des vignerons rebelles, souvent amateurs, qui continuent de cultiver ces cépages, bravant les interdits, notamment dans les Cévennes ardéchoises. Il rend également visite aux voisins européens qui se trouvent dans le même cas, en Italie, en Autriche ou en Roumanie, avant de nous offrir un aperçu de la situation des �0tats-Unis, où ces cépages n'ont jamais été interdits, bien au contraire. Depuis 2003, après des années de yo-yo législatif, l'interdiction de planter ces cépages a été supprimée du droit français, mais ils ne sont toujours pas autorisés à la commercialisation. Vignerons, oenologues et sommeliers sont pourtant de plus en plus nombreux à vanter les mérites de ces hybrides, tant d'un point de vue écologique (leur robustesse permet d'éviter l'usage de pesticides) que pour promouvoir la diversité des saveurs. On l'aura compris, Vitis prohibita s'attaque donc à un sujet tout à fait légitime à notre époque de prise de conscience environnementale. Mais où se trouve le cinéma dans tout cela ? Le film présente une alternance monotone d'interviews, d'images d'archives et de séquences illustratives montrant des viticulteurs à l'oeuvre, le tout accompagné d'une musique pittoresque et d'une narration désuète. Certes, ce sont des passionnés, mais malgré la pertinence des informations partagées, le manque d'ambition artistique donne plutôt l'impression d'assister à un reportage appliqué qui aurait davantage sa place à la télévision que sur grand écran.

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 91

Couleur/NB : Couleur

Exploitation

Exploitation Paris : 1 salles, 316 entrées la première semaine, 641 entrées totales

Exploitation France : 1 salles, 316 entrées la première semaine, 698 entrées totales

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