Équipé d’un matériel de prise de son, de micros à haute sensibilité, d'un casque et de perches, Marc Namblard s’immerge la nuit dans la nature pour en capter la vie sonore. Il écoute le brame du cerf, le frottement de la glace d’un lac gelé, l'agitation d'une colonie de fourmis. Rentré chez lui, il capture et numérise ses enregistrements. Il collectionne également les babils de son nouveau-né, les conversations quotidiennes avec sa femme et sa fille. Cette pratique a été initiée par le père de Marc : son frère et lui ont grandi, en totale transparence, dans une maison truffée de micros. Adultes, ils se repassent ces bandes datées des années 1980. Ils se rappellent leur enfance. Le travail de Marc commence à être connu des écoles et des milieux artistiques. Ses enregistrements dialoguent avec les créations d’un batteur, d’une danseuse, d’un metteur en son. Un compositeur, Christian Zanési, lui propose de collaborer à la création d’une pièce de musique électroacoustique.