Marche avec les loups

Film

Jean-Michel Bertrand

Année de production :  2018

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2020

Date de sortie en France :

  • 15/01/2020

Société(s) de production :

Description

Résumé

Jean-Michel Bertrand n’en a pas fini avec la montagne. Après avoir passé cinq ans à filmer des aigles et trois ans dans La Vallée des loups, il a quand même un peu la bougeotte, et commence à se lasser de regarder jouer les louveteaux de l’année. Justement, selon toute vraisemblance, les mâles de l’année précédente, les subadultes, seront bientôt chassés par le mâle alpha et obligés de quitter la vallée. Mais où iront-ils ? C’est le point de départ d’une chasse dans les pas d’un individu solitaire qui devra trouver de nouveaux territoires à conquérir. Et comme dans son précédent documentaire, Marche avec les loups est au moins autant un film sur le réalisateur que sur sa proie. Trouver le loup est une affaire de patience et de connaissance du territoire. Il faut imaginer par où il est susceptible de passer, savoir reconnaître ses traces, l’odeur de son urine (!), et ne pas se décourager. Jean-Michel Bertrand remet donc en fonction ses caméras automatiques (qui se déclenchent avec le mouvement) et attend. S’ensuivra une longue randonnée jusqu’au Massif du Jura, où une voix off très didactique explique au spectateur les aléas du voyage mais aussi les enjeux de la réintroduction du loup. À l’écran, Bertrand est seul. En réalité, il est accompagné par une équipe, certes réduite, mais qui permet de mieux comprendre comment il parvient malgré tout à toujours avoir de la batterie dans ses appareils, ou encore comment il a réussi à décorer sa grotte avec des dizaines de bougies (on imagine bien que ce n’est pas la première chose qu’on met dans son sac à dos de rando). Qui permet surtout de le filmer, lui, quand il se prépare une petite raclette avec des bougies chauffe-plat ou des œufs brouillés aux truffes (là encore, qui marche en montagne emporte rarement des œufs frais...). Car Bertrand sait aussi bien repérer le divin champignon que l’urine de loup. Ce ne sont pas les passages les plus intéressants du documentaire, même s’ils illustrent la joie profonde du retour à la nature. Non, nous, ce qu’on veut voir, ce sont des loups, et justement il semble qu’ils se multiplient comme des lapins. Bertrand passe dans la vallée voisine, et le voilà au milieu d’une nouvelle meute, dans une nouvelle zone, une nouvelle meute encore - ce qui, à chaque fois, représente un danger pour le loup solitaire, et ainsi de suite jusqu’à Grenoble et les “vraies” Alpes, le mont Blanc, etc., puis les forêts du Jura. Les paysages sont évidemment splendides, mais ce qui touche, c’est leur caractère sauvage, libre. Dans les vallées où le loup est installé, le gibier est plus nombreux (le loup est un très mauvais chasseur, qui se met avec d’autres pour attraper la bête la plus faible d’un troupeau et manque d’agilité). À l’écran, il partage l’affiche avec les chamois, les bouquetins, les chevreuils, les gypaètes barbus, les blaireaux, les renards. La ville est meurtrière. Ici, on a déposé des pancartes : “Victimes du loup”. Mais dans les alpages, un berger se réjouit que son métier soit redevenu utile. Bertrand, qui ne rechigne pas à dormir à la belle étoile, est formel : il ne faut pas avoir peur du sauvage. Lui nous aide à l’apprivoiser.

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 88

Couleur/NB : Couleur

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