Les Mélancolies de Sade

Film

Guy Marignane

Année de production :  2014

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2020

Date de sortie en France :

  • 29/01/2020

Société(s) de production :

Description

Résumé

Le Marquis de Sade est emprisonné. Où ? À quelle époque précise de sa vie ? Mystère. Chaque jour, seul dans sa cellule, frigorifié, il écrit. Il écrit sur Laure, muse de Pétrarque, auteur qu’il chérit. Il écrit sur Juliette, la “plus héroïne de toutes ses héroïnes”. Ses rapports avec son geôlier sont des plus limités : ce dernier entre dans la “chambre” du Marquis quatre fois par jour, durant sept minutes. Sade se plaint du traitement inhumain qu’on lui fait subir : pas de feu pour se chauffer ; pas d’accès au jardin pour des promenades... Sa femme vient lui rendre visite, ainsi que sa maîtresse, Mademoiselle de Launay. Il voit en rêve Laure, nue, drapée d’un voile. Il écrit au sujet de sa fin, de son tombeau. Il converse en imagination avec Juliette, qui lui raconte son voyage à Naples. À son geôlier, Sade explique qu’à l’instar de Galilée qui fut condamné pour avoir défendu l’héliocentrisme, il est puni pour avoir révélé les secrets de la conscience humaine. Il évoque l’impasse de l’empathie. “Mon prochain ne m’est rien”, dit-il. Il rédige son testament, n’espérant qu’emporter avec lui le doux souvenir de ceux qui l’ont aimé... Le film de Guy Marignane s’ouvre sur une “préface” de Thibault de Sade, qui évoque la biographie de l’écrivain : naissance en 1740, éducation lettrée auprès d’un oncle abbé... Il ajoute que l’on se trompe au sujet de Sade : pour lui, les femmes sont centrales, et pas de faibles créatures réifiées et sans substance. Il termine en évoquant l’amour du Marquis pour sa belle-mère, qui le fit ensuite emprisonner. Puis nous basculons dans le film proprement dit. C’est en noir et blanc, pas vraiment narratif, et très nettement “théâtral” dans la mise en scène comme dans le jeu des acteurs et actrices. On a en réalité le sentiment d’assister à l’adaptation malhabile d’un spectacle fait pour la scène. Durant l’essentiel du long métrage, on est avec Sade, dans sa chambre-cellule, éclairée à la bougie. La photographie est plutôt élégante et l’image agréable. Comme le Marquis écrit, la voix off est quasi omniprésente. C’est clairement le Sade intime et philosophe qui nous est présenté. Les amateurs de cochoncetés seront déçus. Il n’y a en tout et pour tout qu’une seule réplique qui fasse référence à la sexualité dans le film ; elle est prononcée par Juliette, un de ses personnages de fiction avec qui il s’entretient en imagination : “l’homme qui bande veut être libre, il faut que son foutre coule”. Voilà pour l’érotisme. Le reste du temps, beaucoup d’images en surimpression plus ou moins évocatrices, et une séquence à Venise. C’est d’ailleurs dans cette séquence que réside l’idée la plus amusante du film : tandis que l’on entend le dialogue entre Sade et une jeune femme, la caméra zoome dans un tableau représentant la Cité des Doges, jusqu’à ce que l’on aperçoive justement, parmi les personnages peints, le duo conversant. Bon, on n’en apprend en réalité pas beaucoup sur le Divin Marquis dans ce film ni très bien écrit, ni très bien réalisé. Quelques bribes en voix off extraites d’œuvres de l’écrivain, quelques plans “arty” répétitifs... Assez rapidement, on s’ennuie ferme. 

Générique

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 73

Couleur/NB : Couleur

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