Schapenheld

Film

No way

Ton Van Zantvoort

Année de production :  2019

Pays de production : Pays-Bas

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 14/10/2020

Description

Résumé



style="border-collapse: collapse;width: 524.0pt;" width="698">

class="xl82" height="442"
style="height: 331.5pt;width: 524.0pt;" width="698">“Pendant
vingt ans, j’ai suivi ma voie. Aujourd’hui on ne veut plus de moi. Mais je
veux continuer”, conclut Stijn Hilgers malgré son ami objectant que “le monde
change”. Filmé sur deux ans et demi, commençant en hiver par un mouvement de
caméra descendant du ciel embrumé jusqu’au sol où dort Stijn comme pour nous
amener de l’idéal au réel... et suivant le rythme des saisons, le récit nous
fait partager les tentatives de Stjin, pour préserver ses idéaux mis à mal
par l’hostilité des propriétaires, des citadins ou des grands éleveurs, dont
les cheptels atteignent jusqu’à 6 000 bêtes quand son troupeau n’en compte
que 150, ce qui est bien insuffisant pour entretenir la lande face aux
machines et en dépit des dégâts qu’occasionnent celles-ci à l’environnement.
L’intensité du stress est telle qu’il en a perdu des cheveux. “Avec 30 000
euros de revenus, et 60 000 de dépenses de maintenance, vétérinaire,
achats..., il va falloir être créatifs”, prévient sa souriante épouse Anna.
Or, créatifs, ils le sont ! Mais d’événements en émissions de télévision, de
barbecues (finissant sous la pluie) en restauration, rien n’y fait. Ainsi, au
fil des images, se trame un sombre western opposant la vie “sauvage” à
l’urbanisme, le rêveur solitaire aux pressions des puissants fermiers et de
l’État, l’esprit libertaire à la loi du marché... Cette tension prenante est
soutenue par des images dont la beauté esthétique frôle parfois l’onirisme.
Ainsi les prises de vue en surplomb quand, poussé par les chiens, le troupeau
se meut tel des cellules vivantes ou lorsque la lande semble être une onde
portée par le mouvement du berger et des animaux. Bulles d’air dans ce
terrible “struggle for life” : l’amour et la complicité liant Stijn à son
épouse Anna aussi bien qu’à sa famille, ses amis et ses animaux... et les
sautes d’humour, comme ce mouton cherchant à manger une prise électrique de
la radio de Stijn, ou quand ce dernier invite ses bêtes à jouer “les moutons
de mer” en entrant dans un plan d’eau. Un peu d’espoir aussi quand il
participe au colloque de Yeleni Europe [fédération d’une trentaine
d’organisations paysannes qui, depuis son manifeste de 2007, prône la
souveraineté alimentaire] par ailleurs l’occasion d’assister à une sidérante
discussion de Stijn avec une femme d’accord avec lui mais ne pouvant le lui
dire car employée d’un fermier. Ainsi va No Way, alternant moments de lumière
et de sombreur. “Après le pain saucisse du Brabant et les porteurs de fromage
d’Alkmaar, le berger devient patrimoine immatériel de l’Humanité”, annonce,
triomphant, un quotidien. Lucide, Stijn tempère : “Si on est encore là dans
cinquante ans”. Le bandeau final nous apprend qu’il avait senti juste. Ayant
fait abattre ses 150 bêtes, Stijn, Anna et les siens vivent désormais dans
une ferme en France. À voir comme un témoignage émouvant autant qu’un hymne à
l’amour familial et à la nécessité d’aller envers et contre tout “au bout de
ses rêves”. 

 

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 81

Couleur/NB : Couleur

Collections liées