Dans le Bois de Boulogne, Samantha, Isidro, Geneviève, Floria, Mylène, Florence, Paola, et d'autres personnes – femmes, travestis, transgenres –, vivent de la prostitution. Ils et elles se confient sur leur vie, leur métier, leur famille, leurs conditions de travail, la fiscalité, leur intimité amoureuse, ou encore, le regard des autres (proches, clients, passants). La plupart acceptent de parler. D'autres, comme la prostituée au masque de lapin, demandent de l'argent au réalisateur Claus Drexel pour procéder à l’entretien. Plus tard, des gendarment à cheval interrogent le réalisateur. Ils lui demandent son autorisation de filmer dans le bois. Pendant ce temps, deux prostituées s'amusent à évaluer le physique des hommes en uniforme, ainsi que leurs montures. En parlant de politique, une autre prostituée regrette le gouvernement de Charles Pasqua, qui est, pour elle, synonyme d'une période de prospérité et de sécurité. Elle raconte comment la loi de pénalisation du client et les luttes sociales ont rendu le métier plus difficile et dangereux pour les travailleuses et les travailleurs indépendants. Une autre prostituée raconte comment elle se sent utile lorsqu'elle calme les pulsions de clients, rêvant d'inceste et de pédophilie. Les intervenantes dénoncent également l'arrivée, puis le développement des réseaux mafieux de l’Est et d’Afrique. Selon elles, ces derniers ont rétabli l’esclavage sexuel via des studios.