De nos jours, dans les faubourgs de N’Djamena. Amina élève seule sa fille Maria, 15 ans - ce qui lui vaut d’être ostracisée par son entourage. L’imam du quartier insiste pour qu’elle se rende plus souvent à la mosquée. Bientôt, les relations se tendent avec sa fille. Amina découvre, catastrophée, que celle-ci est enceinte d’un garçon dont elle tait le nom. Un voisin, Brahim, se propose, sans succès, d’épouser Amina et d’adopter Maria. Désespérée, Maria fuit la maison et, parvenue au bord d’un lac, s’y enfonce. Elle doit son salut à une bande de garçons qui la ramènent sur le rivage. Amina s’efforce de rassembler la somme nécessaire pour financer l’avortement clandestin de Maria. Elle va trouver Brahim et, en l’échange d’argent, s’offre à lui. Il la rejette. Maria entre dans un hôpital clandestin, mais dans la nuit précédant l’intervention, la police interpelle les soignants et conduit Maria à fuir, puis à s’adresser à une femme pratiquant des avortements et que lui a recommandée une infirmière. La sœur d’Amina, Fanta, qui autrefois l’avait rejetée, vient la trouver, accompagnée de sa fille, que son père entend faire exciser. Les sœurs font front commun : Fanta prête l’argent nécessaire à l’avortement, et celle-là même qui le pratique opère un simulacre d’excision sur la nièce d’Amina. Apprenant que le père de l’enfant de Maria n’était autre que Brahim, qui l’avait violée, Amina le guette et le roue de coups. Maria l’empêche de le tuer. Elles rentrent ensemble à la maison.