Un copiste reproduit un autoportrait de Vincent van Gogh. À Dafen, près de Shenzhen, dans le sud de la Chine, des milliers de paysans se sont reconvertis en peintres. Dans leurs ateliers ou dans la rue, ils reproduisent à la chaîne les chefs d’œuvre du peintre, mais aussi d’autres grandes peintures occidentales. Ces reproductions seront ensuite exportées en Europe et aux États-Unis et vendus des prix très élevés. Depuis 1989, cette activité a permis au village de Dafen, ancien hameau, de se développer. En 2015, le chiffre d'affaires de la vente de tableaux dépassait 65 millions de dollars. Parmi les nombreux copistes, Zhao Xiaoyong s’est spécialisé dans les reproductions des œuvres de Van Gogh. Avec sa famille, il a peint environ 100 000 copies de tableaux de Van Gogh. Les reproductions sont achetées par des touristes dans des boutiques, situées dans le monde entier Le copiste raconte qu’après toutes ces années, il se sent proche de Van Gogh. Les commandes devenant de plus en plus importantes et nombreuses, les copistes travaillent dur pour respecter leurs délais. Les conditions de travail deviennent de plus en plus contraignantes. Zhao Xiaoyong décide d’aller en Europe pour voir les œuvres originales au Musée Van Gogh. Il en profite pour rendre visite à l’un de ses plus gros clients, un marchand d'art d'Amsterdam. Il découvre alors que ses copies vendues 400 yuans sont revendues 800 euros. Avec un de ses collègues, il se rend aussi devant les tombes de Théo et Vincent Van Gogh. Plus tard, Zhou peint sa grand-mère « à la manière de Van Gogh ».