1er septembre 1905. Bruno Reidal commet un crime et se livre aux gendarmes. En prison, il est reçu devant une commission d’experts, menée par le professeur Lacassagne. Ce dernier demande à Reidal de rédiger ses mémoires... Bruno raconte son enfance dans une famille paysanne très humble, puis son entrée dans l’adolescence. Il ressent alors des pulsions violentes : une attirance pour les garçons, mais également une volonté de faire souffrir l’objet de cette attirance. Bruno grandit entre travaux aux champs et école, où il se montre brillant. Un jour, un berger le masturbe de force... Les résultats scolaires de Bruno lui permettent d’être admis à un séminaire privé, où il se retrouve en compagnie de jeunes gens issus de la bourgeoisie. Timide, il se fait peu d’amis, mais est fasciné par Blondel, un jeune homme de bonne famille d’une grande beauté physique. Il se jette dans le travail et décroche, à la fin de l’année, sept prix. De retour pour les vacances dans sa famille, il est surpris d’avoir la visite de Blondel, qui veut lui emprunter un livre. Les jeunes gens vont travailler et se promener dans la forêt, ce qui met Bruno dans un état de frustration sexuelle intense. Le lendemain, il rencontre dans les bois un jeune pâtre de 12 ans et le décapite. Il se rend, et est interrogé en prison par Lecassagne... Il admet qu’il restera obsédé par Blondel et regrette les temps heureux du séminaire. Au terme de ses révélations, Lacassagne le fait interner à l’asile d’Aurillac en 1907. Il y mourra en 1930, à 42 ans.