Situé dans le centre de Paris, le lycée Turgot souhaite donner une “seconde chance” aux élèves issus de milieux populaires, par le biais d’une classe dédiée à l’apprentissage de la danse hip-hop. Ayant réussi le concours d’entrée, Nathanaël, Charlotte, Michelle, Ketsia et les autres vont ainsi être propulsés dans un univers beaucoup plus confortable que ce qu’ils ont connu jusqu’ici, parmi une population bourgeoise qui leur semble relativement exotique (“ça m’a permis de découvrir la mixité de la société”, dira Nathanaël). Mais le projet et la règle de Turgot, fermement exprimés d’entrée de jeu par le proviseur, c'est que les élèves ne doivent jamais considérer l’enseignement comme facultatif et ont l’obligation de réussir conjointement dans le domaine artistique et dans le domaine scolaire. C’est essentiellement sur ce plan, c’est-à-dire sur le degré de difficulté des uns et des autres à mener les deux de front, que vont se distinguer les trajectoires personnelles. En cours de route, Charlotte va décider d’abandonner ses études et ses professeurs considéreront que c’est peut-être une bonne idée. Pour d’autres, peut-être moins matures, ils s’efforceront davantage de les retenir et de les cadrer. On suit les élèves depuis leur arrivée dans l’établissement jusqu’à la fin de l’année scolaire et, surtout, leur participation au championnat lycéen de hip-hop à Blois.