Athènes, de nos jours. Seul dans son appartement, Aris semble être en proie à une grande souffrance intérieure. Alors qu’une partie de la population est frappée d’amnésie aléatoire, il achète des fleurs et prend le chemin d’un cimetière. Dans un bus, il se retrouve sans papiers ni clés. Il est conduit à l’hôpital, où une amnésie lui est diagnostiquée. Aucun proche ne vient le chercher. Une médecin lui propose de suivre le programme “Nouvelle Identité”, qui permet aux amnésiques non réclamés par leur famille de reconstruire leur personnalité. En échange d’un appartement individuel, le programme leur transmet, sur cassette audio, des épreuves de la vie quotidienne à réaliser - faire du vélo, se rendre dans des soirées... Autant d’épreuves qui doivent être photographiées en Polaroid. En allant voir Massacre à la tronçonneuse au cinéma, il fait la connaissance d’une jeune femme qui, souffrant d’une amnésie semblable, suit le même programme. Ils sympathisent, puis couchent ensemble. Mais il s’aperçoit qu’il s’agissait d’un test du programme. Déçu, il décide d’éviter la jeune femme. Les épreuves deviennent plus difficiles - elles consistent à accompagner un malade jusqu’à la mort. Dégoûté, Aris abandonne. La jeune femme - qui s’appelait Anna - est entre-temps décédée ; il va voir sa tombe au cimetière. Il force ensuite la porte de l’appartement qu’il a quitté, en reprend possession et mange tristement des pommes, censées lui rendre la mémoire.