Un berger appelle son troupeau et se perd dans le brouillard de la montagne. Dans les années 1960, un petit village des montagnes calabraises regarde les informations TV : à Milan, on construit des gratte-ciels. Les habitants se préparent à accueillir une équipe de spéléologues venus du nord de l’Italie pour cartographier une grotte cachée dans une fissure, sur les hauts plateaux. Arrivés par le train et escortés par l’armée, ils couchent dans l’église, et se préparent, sous le regard amusé des enfants du coin, à partir le lendemain. Sur place, ils installent un camp et commencent à sonder la grotte, en jetant un rocher, puis une feuille de papier journal enflammée. Le berger observe, silencieux, ce petit monde s’agiter. L’équipe descend de plus en plus loin, sans encombre mais à tâtons, et remonte des informations topographiques que le dessinateur de la grotte retranscrit. Deux hommes jouent au foot, mais ils font chuter la balle dans le trou. Le vieux berger tombe malade. Le médecin de campagne vient à son chevet, mais son état semble empirer. L’équipe atteint un point où l’exploration se fait par canot, puis par des tubulures étroites. Ils atteignent, 700 mètres sous terre, le point le plus bas de la grotte, un petit lac d’eau gelé. Le vieil ermite meurt. Un peu déçu malgré la découverte, le campement se prépare à partir. Mais le cartographe sent quelque chose : un épais brouillard empreint du cri de l’ermite se lève sur la montagne.