Une statue quitte le port de Beyrouth. On lance ainsi le chantier d’une usine de recyclage près de la maison que Walid et Soraya Badri ont bâtie pour fuir, voilà huit ans, la capitale avec leurs filles Rim (9 ans) et Tala (17 ans) et la grand-mère Zeina, en difficulté respiratoire. Au fil des jours, Walid s’en prend aux ouvriers, détraque les pelleteuses, filme pour pouvoir, plus tard, porter plainte... Tala épie l’ingénieur Tarek, Rim compte pour conjurer le sort, Soraya raisonne Walid, veille à l’équilibre de la famille et aux leçons de Rim. Une nuit, elle raconte à ses enfants sa rencontre avec Walid lors d’une manifestation - elle était alors une chanteuse renommée. Tala vole des magazines dans les poubelles pour “s’évader”. Zeina obtient du voisin Abdo un téléphone mobile grâce auquel Rim et Tala visionnent des vidéos de leur mère quand elle était célèbre. Beyrouth gronde. Walid s’y rend pour porter plainte contre le chantier qui empiète désormais sur la maison. Tala est toujours plus troublée par Tarek. Les déchets prennent feu, rendant l’atmosphère irrespirable. La tension monte dans la famille. Le procès contre le chantier est rejeté, l’électricité coupée. Zeina meurt. Exilée en Amérique du Sud, Alia, sœur de Walid, vient aux funérailles. Tala va chez Tarek, qui refuse de céder à ses avances. Se méprenant, Walid vient le tabasser. S’ensuit une dispute violente avec Soraya qui le quitte avec Tala, alors même que le chantier est suspendu. Rim fugue. Walid la rattrape in extremis.