Fin du XVIIIe siècle, sur une île reculée des terres méridionales. Mirko doit quitter sa famille pendant deux ans. Il vend sa force de travail contre quatre sacs de céréales. Alan, son aîné, reste seul avec sa mère Mia et ses deux frère et sœur en bas âge. Atteignant l’âge adulte, il se voit affecté à la surveillance de la cuisson du sel, veillant la nuit comme chacun des hommes de la communauté. Un ancien lui révèle que ce feu est aussi là pour attirer des bateaux, espérant qu’ils s’échouent sur les récifs, permettant aux villageois de piller leurs ressources. Le jour où un navire arrive bel et bien sur leurs côtes, les rescapés sont massacrés, leurs biens cachés en lieu sûr. Cela conduit à une inspection des gardes royaux, qui ne trouvent pas le butin. Peu de temps après, un nouveau bateau se présente, avec des voiles rouges. Ces tentures écarlates sont le seul bien que se partagent les villageois. Une fièvre emporte une partie de la communauté ayant touché à ces étoffes, dont la petite sœur d’Alan. Tous ceux qui sont touchés par la maladie sont condamnés au bannissement dans les collines, dont Mia et son plus jeune fils. Alan est seul dans leur maison, peinant à sortir de sa torpeur. Il part à la recherche de sa mère et de son frère, les retrouvant morts comme les autres bannis. Avec Selma, la fille des voisins dont il est amoureux, il attend le retour de son père. Un matin, au retour de la pêche, Alan voit Mirko qui l’attend sur la plage.