Thomas J. Edison, 37 ans, passe un examen de contrôle de son genou, opéré à plusieurs reprises. Joueur de tennis professionnel, 245e au classement ATP, il fut autrefois un jeune prodige et faillit, en 2001, se qualifier pour la finale de Roland-Garros. Un exploit qu’il ne réédita jamais. Ève, son épouse et agente - et mère de leur fils de 3 ans -, le soutient, mais souhaiterait le voir tourner la page. Tout comme Judith, la mère de Thomas, qui fut son entraîneuse et dans le club de laquelle il donne des cours à des enfants. Mais Thomas s’obstine. Mal classé, il apprend qu’il devra en passer par trois tours de qualification pour disputer l’édition 2019 de Roland-Garros. Premier tour : mal embarqué, il renverse la vapeur et remporte le match. Puis il passe, non sans mal, les tours suivants, suscitant un regain d’intérêt auprès du public. Thomas, qui avait promis à Ève que c’était sa dernière saison, commence à douter... Ève reproche à Thomas son égoïsme. Judith déclare dans la presse qu’il “n’avait peut-être pas le mental d’un grand joueur”. Le premier tour de Roland-Garros l’opposera au jeune prodige Damien Thosso, 17 ans. Le jour J, il perd sèchement la première manche mais se reprend et, sous les yeux d’Ève et Judith, livre une résistance héroïque. Dans le cinquième set, il décroche deux balles de match que sauve Thosso. À l’instant même où il en obtient une troisième, son genou lâche. Refusant de déclarer forfait, il se relève et, sous les acclamations de la foule, se prépare à servir.