Le 30 octobre 2015, à Bucarest. Alors qu'elle organise un concert, la discothèque le Colectiv Club prend feu. Les issues de secours n'étant pas aux normes et n'ayant pas été préalablement contrôlées, une trentaine de Roumains, pour la plupart très jeunes, trouvent la mort dans l'incendie. Des semaines après l'incident, d'autres personnes victimes de brûlures, décèdent après avoir contracté une bactérie dans les hôpitaux qui les prenaient en charge. Plusieurs jours après le drame, le bilan s'élève à 64 morts et environ 150 blessés. Un médecin témoigne et dénonce des conditions sanitaires anormales. Une équipe de journalistes d'investigation de la Gazette des Sports, dont fait partie Cătălin Tolontan, enquête sur la cause exacte de ces différentes morts. Dans un premier temps, ils apprennent que deux pyrotechniciens avaient installé des feux d'artifice alors que l'établissement ne disposait pas des autorisations requises. Puis, les journalistes découvrent que les désinfectants fournis aux hôpitaux du pays ont été coupés avec de l'eau. La suite des investigations dénonce un système de santé publique corrompu. Une seconde enquête est menée pour établir les responsabilités des secouristes et des personnels soignants. De grandes manifestations ont lieu en Roumanie. Certains manifestants clament le slogan "la corruption tue". Le Premier ministre Victor Ponta démissionne, suivi du ministre de la Santé, Vlad Voiculescu. Plusieurs journalistes et militants témoignent sur l'affaire. Les procès mettent en cause les trois copropriétaires de la discothèque, mais aussi des entrepreneurs et des responsables politiques locaux. Ces derniers sont poursuivis pour des faits de corruption ou de négligence.