Des tranchées de Verdun aux forêts du Viêt Nam, le Mal a irradié l’Humanité en l’exposant aux machines de mort du XXe siècle : gaz toxique, défoliant, napalm, bombe atomique. Soumise aux pouvoirs, souvent totalitaires, qui déclencheront les mécanismes de la destruction de masse, elle porte en sa chair les brûlures du Mal. En recourant majoritairement au split-screen, Rithy Panh compose un poème funèbre où la voix de survivants accompagne des images de destructions, avant que la vie et l’espoir renaissent.