My Name is Gulpilil

Film

My Name is Gulpilil

Molly Reynolds

Année de production :  2020

Pays de production : Australie

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 31/08/2022

Société(s) de production :

Description

Résumé

Révélé par le film Walkabout (1971) du cinéaste Nicolas Roeg, à l’âge de 14 ans, David Gulpilil est devenu ensuite l’acteur australien d’origine aborigène le plus important de sa génération. À 66 ans, lorsqu’il se retrouve à devoir lutter contre un cancer du poumon, l’acteur et danseur, qui appartient à la tribu Mandhalpuyngu, revient sur son histoire incroyable : de son enfance dans l’Arnhem Land, où il fut casté pour son premier rôle, jusqu’au succès international, consacré à Cannes par le Prix du meilleur acteur dans la section Un Certain Regard pour le film Charlie’s Country (Rolf de Heer, 2014). Plutôt qu’un retour dans l’ordre chronologique sur les différentes étapes de la vie d’un acteur iconique, le documentaire de Molly Reynolds s’envisage comme une conversation avec David, qui nous raconte ses souvenirs comme il l’aurait fait avec un proche. La réalisatrice australienne était en effet une amie de l’acteur, avec qui elle avait travaillé sur les films de son compagnon Rolf de Heer, et tourné un documentaire, Another Country (2015), dans lequel Gulpilil narrait les ravages de la colonisation blanche sur la communauté autochtone où il avait été élevé. Encore une fois, Reynolds lui donne ici la parole, mais cette fois pour qu’il raconte sa propre histoire, au moment où il sait que sa vie touche à sa fin. À l’instar de Nick’s Movie (1980) de Wim Wenders et Nicholas Ray, My Name is Gulpilil se présente donc comme une œuvre testamentaire, dans laquelle les réminiscences se mêlent au combat de l’acteur contre la maladie. Dans un va-et-vient constant entre le passé et le présent, la réalité et la fiction, les extraits des films dans lesquels il a joué - et de son one-man-show - alternent avec les images de Gulpilil sous traitement, à l’hôpital, ou dans sa maison de Murray Bridge. Si la structure fragmentaire du film peut paraître fatigante à la longue, c’est lorsque les mots font place au silence, et que la caméra s’arrête sur le visage et les gestes du protagoniste, que le documentaire donne lieu à ses instants les plus touchants. Ainsi que dans des scènes oniriques où le corps de l’acteur se dresse, immobile, devant les paysages australiens, ou repose, en costume et couvert de pellicules de films, dans un cercueil. Le récit insiste également sur ses problèmes de drogue, son addiction à l’alcool et au tabac - une histoire d’autant plus frappante dans la mesure où son sort semble faire écho à celui d’une civilisation en train de disparaître, et où tout ce qui a fait de lui un personnage célèbre aux yeux des Occidentaux est aussi, en quelque sorte, ce qui l’a tué. Dans la dernière partie du documentaire, David se prépare à dire au revoir, et affirme ne pas avoir peur. Ses mains tissent les cheveux qu’il a gardés de côté, comme son père le lui avait appris, pour en faire des tresses et des brassards qui orneront d’autres corps de danseurs pendant les cérémonies. Son vrai nom n’est pas David, mais celui d’un oiseau : Gulpilil. David continuera à vivre dans les films, mais Gulpilil volera pour toujours entre le ciel et les arbres de la terre où il est né.

Genre : Documentaire

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 101

Couleur/NB : Couleur

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