Pénélope, mon amour

Film

Claire Doyon

Année de production :  2021

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2022

Date de sortie en France :

  • 12/10/2022

Numéro RCA / VISA : 152438

Classification :

  • Tous publics - 09/05/2022

Description

Résumé

Claire et Nicolas sont heureux quand naît Pélo, qui se différencie des autres enfants par des comportements bizarres et se met à régresser vers deux ans et demi. On diagnostique un autisme et Claire décide de la sauver en lui faisant suivre des traitements comportementalistes, entre autres au centre Mozartis de Mulhouse. Mais ce « dressage » ne porte pas ses fruits et vers ses cinq ans, les parents, effondrés, apprennent qu’elle a le syndrome de Rett. Pélo devient « la mission » de Claire qui, avec sa caméra-bouclier, part à New York pour la soigner. Un an après, ils sont tous épuisés, tant l’espoir de guérir va et vient. Tatiana, une petite sœur, naît et va bien. Claire crée l’école MAIA pour éviter l’hôpital à Pélo et à d’autres enfants autistes. Devant les difficultés persistantes, Claire l’emmène en Mongolie auprès d’un chamane, puis en Turquie pour une initiation sportive. Pélo fait du vélo, court, joue avec Enzo, autiste lui aussi... Elle part enfin dans un lieu de vie approprié où ses proches pourront facilement lui rendre visite. Le film s’ouvre sur l’annonce de ce départ du lieu de vie parisien qui provoque chez l’enfant autiste, devenue jeune adulte, une respiration très agitée. La suite du documentaire est donc un long flash-back réflexif où une cinéaste raconte sa vision du monde, son désir d’enfant et le bonheur insouciant pendant les deux premières années... Lorsque les symptômes d’une maladie pointent, la mère n’envisage pas une seconde de s’en accommoder et, du coup, sa vie est transformée. Claire Doyon avait été remarquée en 2000 à Cannes alors qu’elle était encore à la FEMIS, et elle y était retournée en 2003 pour présenter à la Quinzaine des Réalisateurs son premier long métrage, Les Lionceaux. Depuis, plus de long métrage, mais quatre documentaires dont un moyen métrage présenté à Marseille en 2012, Pénélope, qui préfigurait ce nouveau film. La maladie de sa fille explique donc l’absence de carrière de la cinéaste depuis vingt ans et son recentrage sur la cellule familiale, sur le combat contre la maladie, devenu mission numéro un pour la cinéaste. « La caméra est un bouclier qui nous protège du regard des autres », avoue-t-elle en voix off. Le spectateur est ainsi convié à suivre les affres d’une mère confrontée à la pire épreuve, mais à la différence de bien d’autres home movies, celui-ci est réalisé par une professionnelle, ce qui garantit un niveau technique correct reflétant les évolutions technologiques des prises de vue. Les soins chez les Vimber à Mulhouse, dans une clinique ABA du New Jersey ou au milieu d’un troupeau de rennes en Mongolie témoignent des essais infructueux pour guérir. La mère de Claire était du reste dubitative devant ces traitements : « Il n’y a que l’amour qui guérit ». C’est suite à une insomnie de quinze jours pour Claire et Pélo que la raison l’emporte et qu’elles cessent d’être collées l’une à l’autre. « Quelle est la valeur de la vie ? », se demande la cinéaste qui termine son film sur une sorte de lettre ouverte adressée à sa fille, anarchiste de la vie, punk irrécupérable, exprimant par ce geste l’amour inconditionnel qu’une mère peut porter à une fille hors des clous.

Genre : Documentaire

Générique

Réalisation :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 88

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