Un bon début

Film

Xabi Molia , Agnès Molia

Année de production :  2021

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2022

Date de sortie en France :

  • 12/10/2022

Numéro RCA / VISA : 155003

Classification :

  • Tous publics - 27/12/2021

Description

Résumé


style="font-size: 10.0pt;font-family: 'Liberation Sans' , serif;color: black;">Habitué des comédies dramatiques (Comme des rois, Les Conquérants), Xabi Molia n’a rien perdu de sa fibre sociale, mais il opère ici un pas de côté vers le documentaire. Avec Un bon début, le réalisateur s’associe avec sa sœur Agnès Molia et, ensemble, ils s’intéressent au dispositif Starter. Depuis 2012, ce projet expérimental, implanté dans un lycée grenoblois, a pour objectif d’accompagner des collégiens, en situation de décrochage scolaire, vers un projet d’orientation professionnelle concret. Tamara, Ziyad, Albina, Nels, Frank... Ils ont tous 14-15 ans et traînent derrière eux une réputation de “cas irrécupérables”. Créateur et coordonnateur du dispositif, Antoine Gentil s’entoure d’une équipe pédagogique afin de déjouer tout déterminisme social et, surtout, de réussir là où le système éducatif français a jusqu’ici failli. Pendant une année scolaire, chaque collégien doit effectuer plusieurs semaines de stages au cours desquels il pourra se découvrir une (nouvelle) vocation. Le documentaire s’ouvre sur une phase d’entretiens, permettant au spectateur de prendre la pleine mesure de l’urgence de certains profils. Désignant un âge fragile et incertain par essence, l’adolescence s’accorde ici à des schémas familiaux souvent complexes, et d’autres fois, à des traumatismes divers. Ne cédant jamais au misérabilisme, la mise en scène se fait plutôt discrète ; la caméra se tient à distance. D’une certaine manière, elles épousent la pudeur de ses sujets-personnages et leur laissent un espace d’expression tout désigné. Au fur et à mesure, ces derniers se font d’ailleurs leurs propres narrateurs. Ainsi, si Tamara ou Nels se confient aisément sur leurs rêves et frustrations, Ziyad refuse quant à lui de s’exprimer sur l’origine de sa violence et de sa colère. Pour la plupart, l’avenir leur est encore flou, mais ils témoignent tous d’une même envie : celle de quitter les murs de leur(s) foyer(s) respectif(s). Simultanément, Agnès et Xavier Molia filment Antoine Gentil et les enseignants dans leurs différentes missions. Outre la transmission de ses savoirs, le corps pédagogique doit répondre à une double exigence : initier une relation de confiance avec les adolescents et leur proposer des outils de recherche et de formation. Il est d’ailleurs tout naturel de voir que les échanges profs-élèves sont plus chaleureux que d’ordinaire. Au terme, le chemin n’est pas sans obstacles : la crise sanitaire perturbe l’organisation des cours, certains élèves demeurent inadaptés, d’autres ne s’épanouissent pas dans leurs stages... De même, les convictions de certains et les motivations des autres ne suffiront pas à franchir tous les gouffres. Mais, dans son ensemble, le dispositif aboutit à de réelles possibilités d’insertion. Sans surprise, le documentaire s’achève sur une note plutôt optimiste. Mais là où certains pourraient céder à un propos naïf, les réalisateurs semblent être à l’heure juste, probablement parce qu’ils ouvrent la réflexion. En effet, à partir de la réalité du terrain, ils réussissent à montrer que la réussite ne prétend pas soigner les plaies (sociales, identitaires, politiques). Elle révèle plutôt les prémices d’une possible guérison à long terme. 

Genre : Documentaire

Générique

Musique :

  • Compositeur de la musique originale : MBO

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 99

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