Perdus, Hamid et Mehdi se disputent dans le désert. Le vent emporte leur carte. Ils vont d’hôtels minables en villages perdus récupérer l’argent de débiteurs. La misère les empêchant de rembourser, ils se paient en nature (tapis, animaux...) qu’ils revendent, arnaquant aussi leur employeur. Hamid attend en vain des nouvelles de sa fiancée, Naïma. Alors qu’ils sont à la mer avec Mounia, la fille de Mehdi, leur guimbarde part à la fourrière. Ils la récupèrent. Menacés de licenciement en raison de leur manque d’efficacité, ils redoublent d’ardeur dans leurs escroqueries. Entre deux pannes d’auto, ils assistent au racket d’un village par les sbires d’un certain Zammouri. Dans une station-essence, un homme en moto, dont l’épouse vient de décéder en couches, leur confie un évadé qu’il conduisait à la police. Peu après, l’évadé, qui a récupéré leur voiture, se fait ôter ses menottes par ses complices, braque un hôtel et se rend au repaire de Zammouri qui, en réalité, l’avait trahi. Sous la menace d’un fusil, il repart avec Yto, la femme de celui-ci, et gagne le désert avec elle. Depuis les hauteurs, Hamid et Mehdi voient ainsi leur voiture passer dans la plaine. La nuit, Hamid raconte son enfance maltraitée à Mehdi. Lequel avoue en retour que sa femme l’a quitté. Puis, tous deux se retrouvent mêlés à un flux de migrants gagnant la mer. Ayant retrouvé la trace des fugitifs, Zammouri tue l’évadé dont le fantôme donne les billets du hold-up à Mehdi et Hamid, qui reprennent la route.