New Jersey. Un homme handicapé, habillé en femme et ensanglanté, est arrêté. Evelyn Decker, psychiatre afro-américaine, fraîchement mère, est chargée de l’évaluer. Il s’appelle Doug Munrow, se fait surnommer Dogman car il vit avec des chiens. Il lui raconte son enfance : les coups de son père - organisateur de combats de chiens -, qui l’avait mis en cage ; les trahisons de son frère ; l’abandon de sa mère... Quelque temps plus tôt. Pour aider les commerçants du quartier, Doug avait menacé le chef de gang local, El Verdugo, pour qu’il cesse les rackets. Doug explique à Evelyn comment, suite à un coup de feu de son père, il a perdu l’usage des jambes : la balle, restée dans sa colonne vertébrale, peut le tuer s’il marche. La police l’avait libéré ; son père s’était suicidé. Son frère était mort, tué par des chiens. Adolescent, Doug avait découvert le théâtre grâce à Salma, une conseillère dont il était tombé amoureux. Adulte, employé d’un refuge pour chiens, il était parti avec les animaux lorsque le lieu allait être fermé. Pour gagner sa vie, il avait commencé un spectacle de drag dans un cabaret. Mais menait aussi divers cambriolages, assurés par ses chiens, pour financer son QG. Lorsqu’un assureur, Ackerman, avait remonté sa piste, ses chiens l’avaient tué. El Verdugo l’avait pisté : Doug avait éliminé le gang. Doug a terminé son récit : il confie à Evelyn qu’ils partagent la même douleur. La nuit, les chiens libèrent Doug. Il marche jusqu’à une église, invective Dieu, et meurt.
Mots clés :
Violence, Chien, Gangster, Travestissement