Dans une cité, Paulette élève seule sa fille Linda, qui n’a plus de souvenir de son père Giulio, mort quand elle avait un an. Ignorant ses dénégations, Paulette accuse sa fille d’avoir prêté une bague que lui avait offerte celui-ci et la confie à la tante Astrid, au mauvais caractère. Une grève générale est annoncée. Rentrant de soirée, Paulette retrouve la bague. Le chat Gazza, qui l’avait avalée, l’a régurgitée. Pour se faire pardonner, elle accepte de mitonner à sa fille, le lendemain, le poulet aux poivrons que cuisinait son père. Or, à cause de la grève, tout est fermé. Une promesse étant une promesse, Paulette vole un poulet dans une ferme... Ne sachant comment le tuer, Paulette appelle Astrid en conduisant. Elle est arrêtée avec Linda. Un concours de circonstances voit le poulet sauter à l’arrière d’un camion, sitôt rejoint par Linda et Paulette. Un des policiers, Serge, se lance à leur poursuite. En route, le chauffeur, Jean-Michel, un de leurs voisins, tombe amoureux de Paulette. Il l’emmène avec Linda (et, à leur insu, Serge) chez sa mère, pensant qu’elle tuera l’animal. À tort. Chamboulée, Linda revoit son père mourant d’une crise cardiaque durant un dîner. Avertie du vol par le fils de la ferme, Astrid retrouve sa sœur Paulette qu’elle tance. De fil en aiguille, d’ami(e)s en voisin(e)s, toute la cité intervient. La police arrive. C’est le tohu-bohu. In fine, Linda rattrape et étrangle le poulet dont tous les habitants se régalent lors d’une joyeuse fête.