1937. Après avoir fait vœu de pauvreté, Henri Grouès quitte l’ordre des capucins en raison de sa santé fragile. Avril 1940. Mobilisé, il commande un détachement de soldats. 1942. Il entre dans la Résistance. Il y fait la rencontre de Lucie Coutaz, qui lui crée des faux papiers au nom de l’abbé Pierre. Au sortir de la guerre, élu député, il alpague, en vain, l’Assemblée sur les besoins en logements d’urgence. Il ouvre avec Lucie la première communauté d’accueil Emmaüs à Neuilly-Plaisance en 1949. On lui dépose Georges, au bord du suicide. Emmaüs accueille de plus en plus de familles démunies. Pour financer cette action, Georges et les compagnons commencent la récupération d’objets issus de décharges. À l’hiver glacial de 1954, marqué par le décès d’une sans-abri, l’abbé Pierre lance un appel à la radio. Les dons affluent. Emmaüs se développe et inaugure une première cité d’urgence. L’abbé Pierre fait la Une des journaux ; même Charlie Chaplin signe un chèque. L’abbé entame une immense tournée internationale. 1958. Épuisé, il est hospitalisé dix-huit mois. Guéri, il oblige le CA de la fondation à reprendre Lucie, qui avait été renvoyée. Il part ouvrir de nouvelles communautés à l’étranger. Survivant d’un naufrage en 1963, il rentre au pays. À temps pour dire adieu à Georges. Il s’installe dans un HBM avec Lucie, qu’il accompagne jusqu’à son décès en 1982. Il met ensuite sa notoriété dans la lutte contre le mal-logement, habité jusqu’à la fin par ses questionnements.