Un jour, lors de son footing, le célèbre professeur Caselli, titulaire de la chaire de philosophie politique de l’université de Puan, succombe à une crise cardiaque. Ses collègues et amis se retrouvent pour honorer sa mémoire. Alors que Marcelo Pena, le professeur qui lui était le plus dévoué, n’ose pas prendre la parole, une ancienne connaissance, Rafael Sujarchuk, se permet une longue intervention. Rafael, enseignant désormais à Frankfort, fort d’un certain prestige et en couple avec Vera Mota, une actrice célèbre, avoue à Marcelo son désir de revenir à Buenos Aires. Cependant que Sujarchuk conquiert peu à peu le corps universitaire, Pena doute de son enseignement et cherche à arrondir les fins de mois en donnant des cours particuliers à une vieille bourgeoise, qui s’endort pendant ses leçons. Quand il devient clair que Sujarchuk lorgne la chaire de philosophie politique, Pena propose également sa candidature, et soutient sa leçon contre celle de Sujarchuk devant le comité décisionnel de l’université. Le projet de Sujarchuk est retenu. Contre l’attente de Pena, celui-ci lui propose d’être son premier assistant voire de co-présider la chaire. Une brutale fermeture de l’université, faute de budget, déclenche un mouvement social. Les étudiants et professeurs, Pena et Sujarchuk compris, décident de faire cours dans la rue. S’ensuit une brutale répression policière. Quelque temps plus tard, Pena se rend en Bolivie pour un séminaire et y chante un tango.