Dreaming Walls

Film

Dreaming Walls

Maya Duverdier , Joe Rohanne

Année de production :  2021

Pays de production : Belgique

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 28/08/2024

Numéro RCA / VISA : 154805

Classification :

  • Tous publics - 12/10/2023

Description

Résumé

Le mythique Chelsea Hotel, situé dans le cœur de Manhattan à New York fut une résidence d’artistes pendant plus d’un siècle, et l’emblème de la contre-culture durant les années soixante. À l’heure de sa reconversion en hôtel de luxe, les cinquante derniers résidents, artistes pour la plupart, voient leur cadre de vie se transformer. Merle, Joe, Steve, Bettina, sont les ultimes représentants d’un mode de vie bohème dont les murs gardent la trace de leurs illustres prédécesseurs. Ils arpentent les couloirs de l’hôtel envahis par les ouvriers et les bruits de chantiers. Nico et Leonard Cohen ont célébré le Chelsea Hotel, qui hébergea parmi tant d’autres William Burroughs, Marilyn Monroe, Bob Dylan, Jimi Hendrix, ou Andy Warhol. Dès l’ouverture du film, leurs images s’impriment sur les murs de l’établissement. Ils semblent observer les actuels occupants, qui en sont aussi les derniers, avant que l’hôtel n’entame sa métamorphose. Les lieux mythiques sont transformés en chantiers, les murs sont abattus, les monte-charges encerclent le bâtiment. La configuration des lieux est repensée, l’espace vital de chacun s’amoindrit, les objets, les œuvres d’art s’entassent dans des pièces de plus en plus réduites. Dans ce cadre en voie de mutation, les résidents persistent à défendre un art de vivre, à créer malgré tout, à côté du chaos. À l’image de Merle, une très vieille dame qui arpente les couloirs avec son déambulateur, discute avec un ouvrier, esquisse quelques pas de danse. Elle se souvient de la chorégraphie qu’elle avait créée sur les escaliers même de l’hôtel. Avec une jeune danseuse, le même geste artistique se déploie dans le passé comme il se répète au présent. Les images d’archives se superposent au contemporain. Pour qu’avant sa fin programmée, ce même geste perdure par l’entremise d’un autre. C’est ainsi qu’opère le film : en donnant à voir un monde artistique qui s’obstine à poursuivre un geste créateur par le biais de la sculpture, de la peinture, de la danse. Un geste qui fut autrefois initié par ses illustres prédécesseurs. Plus qu’un hôtel, c’est devenu un sanctuaire. Zoé, Bettina ou Skye sont conscients d’être les ultimes représentants d’un art de vivre qui disparaitra de New York avec eux. S’il est effectivement la chronique d’une disparition, le film de Maya Duverdier maintient aussi la mémoire des lieux à flot. D’un plan à l’autre, nous voyons ressurgir le manager de l’établissement dans les années 1970, gérant sa clientèle dans des bureaux bruissants d’activité, ou écoutons un jeune ouvrier témoigner de la forte charge spirituelle qui imprègne les lieux. Ce feuilletage temporel d’un lieu unique abolit les frontières entre hier et aujourd’hui, facilite les réminiscences, et atteste que, malgré les coups de marteaux-piqueurs, quelque chose survit et continue à innerver les cloisons. Dreaming Walls distille effectivement un charme onirique tenace, rassemblant fantômes et vivants pour un ultime hommage avant la fin annoncée d’une geste culturel incroyablement riche.

Genre : Documentaire

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 80

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

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