Sussex, 1977. Lee Miller évoque son parcours avec un jeune journaliste. Mougins, France, 1938. Lee est en villégiature avec Nusch & Paul Éluard, Pablo Picasso, Solange d’Ayen. Sa vie de muse est derrière elle, elle se consacre à la photographie. Quand arrive l’artiste anglais Roland Penrose, c’est le coup de foudre. Ils s’installent à Londres, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Embauchée par Vogue, elle couvre le Blitz. Elle accepte de travailler avec David Scherman, photographe de Life. Puis part enfin couvrir la guerre avec lui en Normandie. Non autorisée à aller au combat, elle photographie l’hôpital de campagne. À Saint-Malo, en 1944, elle couvre la libération. À Paris, elle retrouve Paul & Nusch, et Solange traumatisée. Elle boit et fume pour tenir. Elle exulte quand Roland débarque à Paris. Puis poursuit le travail avec David. Ils parcourent 800 km au cœur de l’enfer européen. Elle photographie les survivants, les wagons, les montagnes de cadavres des camps de concentration. Avant de rentrer à Londres auprès de Roland. Mais Vogue UK n’a pas l’autorisation de publier ses photos des camps. Ce que fera plus tard l’édition américaine. Le journaliste parle de sa mère, qui le faisait se sentir coupable de tout. Lee révèle qu’un ami de sa famille l’a violée alors qu’elle avait 7 ans. Puis sort un carton de souvenirs de son fils, Tony. C’est le journaliste venu l’interviewer. Il est seul face à toutes les photos dont elle n’avait jamais parlé jusqu’à sa mort en 1977.