Des hommes de main de la mafia chinoise pénètrent dans un dortoir de New York et réveillent de force Ming Ding, un immigré sans-papiers. Ming Ding a du retard dans le paiement de la dette qu’il a contractée auprès d’un usurier. Les nervis le somment de réunir 800 dollars avant le soir - afin qu’ils lui établissent un nouvel échéancier. Ding part donc à son travail : il est livreur dans un restaurant chinois à emporter, tenu par Big Ma. Il fait part de ses soucis d’argent à son ami, venu plus tôt en Amérique. Celui-ci, pour l’aider, lui propose de prendre toutes les livraisons de sa tournée : il pourra ainsi accumuler les pourboires. Sous une pluie battante, Ding prend son vélo et livre tout New York, sans dire un mot - il ne parle pas anglais. Le cuisinier s’inquiète : il pense que Ding a besoin d’argent et qu’il le cache. Ding crève un pneu ; on peut lui réparer au restaurant. On lui donne du poulet, mais le client veut du bœuf ; il doit retourner au magasin et refaire le chemin inverse. En se changeant dans l’arrière-cuisine, le cuisiner voit l’hématome dans le dos de Ding, symptôme de son passage à tabac du matin. Ding accepte finalement une dernière commande ; las, il se fait dépouiller dans une cage d’ascenseur : il avait sur lui son pécule. Dépité, il rentre chez lui ; le cuisinier, qui le suivait, lui donne l’argent dont il a besoin.