Jouer et grandir

Film

Pierre Beccu

Année de production :  2023

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2024

Date de sortie en France :

  • 20/11/2024

Numéro RCA / VISA : 159243

Société(s) de production :

Description

Résumé

Quelques semaines durant, Pierre Beccu (Graines d'espoir, Regards sur nos assiettes, deux documentaires « citoyens » d'ores et déjà, et qui plaçaient la jeunesse au cœur de leurs préoccupations) s'est immergé dans le travail d'une compagnie de théâtre, Les Allumeurs de Lune, qui, chaque été, crée avec une cinquantaine d'enfants un spectacle original qu'elle emmène ensuite en tournée. L'occasion pour l'auteur de saluer, plus largement, le travail de la fédération des œuvres laïques de Haute-Savoie (la FOL, qui, apprend-on, emploie plus de 300 temps pleins, et prend en charge annuellement autour de 5000 enfants dans le cadre de colonies de vacances), dont elle est l'une des émanations, et de vanter les mérites de l'éducation populaire. La qualité du film, sa vertu même, c'est de s'efforcer de témoigner de la conduite d'un travail, moins dans le temps (nous y viendrons) et l'énoncé de ses étapes, pourtant consciencieusement cataloguées (première lecture de la pièce, intitulée Le Fil d'Ariane
, et écrite, comme chaque année, bénévolement, par un retraité ; initiation au chant, à la danse ; préparation des costumes ; répétitions, filage, première, etc.), que dans la complémentarité des métiers nécessaires à son accomplissement, auxquels l'auteur accorde une égale attention. Metteuse en scène, auteur, interprètes, costumières, chauffeurs... : dans une telle entreprise, comprend-on, il n'y a pas de petites mains, ou bien, au contraire, il n'y a que ça (aux Allumeurs de Lune, « pas de stars », préconisait autrefois Raymond Dupuis, le fondateur de la troupe). Moins dans le temps, disions-nous : le travail bâtit, révèle, favorise, quelque chose chez les enfants, on est en persuadé, mais on ne sait pas très bien quoi, ni comment, ou plutôt on est, en la matière, tenu de croire le film sur parole. On sait que les efforts de chacun y auront concouru, et que nul n'aura compté ses heures (une scène, précisément, évoque le surmenage des costumières, la metteuse en scène s'engageant à y remédier à l'avenir) ; que le jeune interprète d'Orphée aura appris, ainsi qu'il le formulera lui-même, à « affronter ses peurs » ; que certains, peut-être, se seront découverts une vocation, et que beaucoup en garderont de beaux souvenirs. Fort bien, mais que dire de plus sur ce travail semble-t-il (presque) sans accroc ? Difficile de ne pas abonder dans le sens de l'auteur, dont le film de toute évidence ne manque, ni de bonne volonté - qu'il met, en toute modestie, au service de celle des autres -, ni de sensibilité. Mais dans la vision périphérique qu'il adopte, et qui s'efforce tout à la fois de témoigner du temps présent de la mise en scène d'un spectacle spécifique, et de dresser l'historique de la structure qui le produit, de capter la parole, le geste, singuliers, de tel enfant, tel salarié, tel bénévole, et de chanter plus globalement les louanges de l'éducation populaire, il manque, outre une forme singulière - la mise en scène étant purement fonctionnelle -, un point de vue. En un mot comme en cent, si noble soit sa cause, Jouer et grandir
manque de cinéma. 

Genre : Documentaire

Générique

Écriture :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 80

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore