Il était une fois Michel Legrand

Film

David Dessites

Année de production :  2024

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2024

Date de sortie en France :

  • 04/12/2024

Numéro RCA / VISA : 161084

Classification :

  • Tous publics - 22/11/2024

Description

Résumé

« La postérité, je m’en tamponne », répondait effrontément Michel Legrand en avril 1989, lorsqu’on lui demandait laquelle de ses compositions serait selon lui la plus susceptible de rester dans les mémoires. Marqué depuis l’enfance par l’œuvre de cette figure majeure de la musique française, David Hertzog Dessites fait la rencontre de Legrand en 2017 et le convainc de le laisser réaliser un documentaire à son sujet - ce qui n’est pas chose facile, car le compositeur est d’un abord plutôt revêche, comme le film ne tardera pas à nous le montrer. Le cinéaste retrace parallèlement les deux dernières années de la vie de Michel Legrand - période pendant laquelle il a pu côtoyer et filmer le compositeur, et qui a culminé avec la présentation, à la Philharmonie de Paris, d’un ultime concert - et le parcours vertigineux de l’artiste depuis son enfance et sa formation sous la houlette intransigeante de Nadia Boulanger. Le film opère un va-et-vient entre ce récit chronologique de la carrière de Legrand, porté par les témoignages de nombreux intervenants et par de foisonnantes images d’archives, et les instants privilégiés que le cinéaste a pu passer à ses côtés, l’apprivoisant progressivement jusqu’à ce qu’il se laisse filmer en pleine composition. Legrand écrivait alors la musique d’un film inachevé d’Orson Welles, De l’autre côté du vent. Cette permission qu’il accordait à Hertzog Dessites de saisir cette étape de son travail constituait une suprême preuve de confiance, l’écriture correspondant pour lui à une véritable mise à nu. D’un caractère passionné et particulièrement irascible, le compositeur a tout au long de sa vie donné bien du fil à retordre à ses collaborateurs. « Des fois, j’aurais pu lui casser la gueule ! », s’exclame Claude Lelouch. Ils sont cependant plusieurs à s’accorder sur le fait qu’après s’être montré parfaitement odieux, il se changeait en séducteur et avait “une façon merveilleuse de demander pardon ». Avant d’entamer la carrière cinématographique qu’on lui connaît, le jeune Legrand, saisi par la « folie du jazz », a joué avec des musiciens aussi illustres que Miles Davis, John Coltrane et Stan Getz. Il a également écrit quantité d’arrangements pour les chanteurs français les plus en vue de l’époque (Serge Gainsbourg, Juliette Gréco, Jacques Brel...). Au faîte de sa gloire, il a cependant choisi d’abandonner cette voie pour se tourner vers le cinéma. C’est alors qu’il a fait la rencontre des artistes de la Nouvelle Vague : Jean-Luc Godard, Chris Marker, Agnès Varda et, bien sûr, Jacques Demy, dont il deviendrait le grand complice et collaborateur. Le film passe ainsi en revue les principaux chapitres de cette trajectoire hors norme, insistant sur les multiples facettes qui la composent. Si l’on perçoit toute la sincérité de cet hommage et le minutieux travail de montage effectué, on ne peut s’empêcher de regretter l’académisme de la forme et un certain sentimentalisme, peut-être inévitable lorsque l’on évoque un grand artiste récemment disparu. Il était une fois Michel Legrand permet toutefois de (re)découvrir avec plaisir les innombrables pépites de cette œuvre extraordinairement prolifique.

Genre : Documentaire

Genre(s) précis : Film biographique/Biopic

Générique

Équipe technique :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 110

Couleur/NB : Noir et blanc + couleur

Sonore/muet : Sonore

Collections liées